Top 20 prénoms 2026 : ceux qui montent et ceux qui descendent

Les prénoms les plus donnés en France en 2026 sont Louise et Gabriel. Mais le vrai spectacle se joue ailleurs : derrière ce duo installé au sommet, certains prénoms grimpent en flèche pendant que d’autres disparaissent des maternités à une vitesse surprenante.

En bref

1. Chez les filles, Louise, Jade et Ambre tiennent le podium, mais Alba et Alma bousculent le top 5 avec des progressions spectaculaires.

2. Chez les garçons, Gabriel reste indétrônable depuis 2021. La vraie surprise : Maël, avec +320 % en cinq ans, s’approche du podium.

3. Les tendances de fond : prénoms courts (4-5 lettres), retour du rétro (Marceau, Augustin) et prénoms nature (Rose, Iris, Ambre).

Temps de lecture : 12 min | Mis à jour : mars 2026

Choisir un prénom pour son bébé, c’est un peu comme choisir un tatouage : c’est pour la vie, tout le monde a un avis, et on change d’idée quatorze fois avant de se décider. Certains parents savaient depuis l’adolescence. D’autres hésitent encore sur le parking de la maternité. Et entre les deux, il y a ceux qui épluchent les classements INSEE à 2 heures du matin en se demandant si Alma sera le nouveau Emma dans dix ans.

Bonne nouvelle : les données existent, et elles racontent une histoire passionnante. L’INSEE publie chaque année le fichier des prénoms attribués en France, avec des chiffres qui permettent de repérer les prénoms 2026 qui montent, ceux qui descendent, et les grandes tendances qui se dessinent. Que vous cherchiez un prénom classique ou que vous hésitiez entre deux coups de coeur après avoir consulté le calendrier chinois de grossesse, voici le panorama complet, sourcé et sans langue de bois.

Le top 10 des prénoms filles 2026

Le podium féminin 2026 ressemble à un sprint très serré. Louise conserve la première place avec environ 3 125 naissances en 2024 (dernières données INSEE disponibles). C’est un classique élégant qui domine depuis plusieurs années, sans jamais lasser. Juste derrière, Jade (environ 3 055 naissances) a dépassé Ambre pour s’installer en deuxième position. Et Ambre, longtemps favorite, complète le podium avec 2 815 naissances.

Mais la vraie dynamique se joue aux portes du top 5. Alba (environ 2 660 naissances) est la grande percée de ces deux dernières années : quasi inexistant il y a dix ans, ce prénom court et lumineux s’est imposé avec une vitesse remarquable. Alma, sa cousine sonore, suit la même trajectoire (autour de 2 400 naissances) et pourrait bientôt dépasser Ambre. Derrière, Emma reste solide mais poursuit un lent reflux après avoir dominé les années 2000.

Le reste du top 10 confirme des tendances claires : Romy, Rose, Adèle et Alice s’installent durablement. Ce qui frappe, c’est la domination des prénoms courts : la plupart font quatre à cinq lettres et deux syllabes maximum. Comme le résume bien l’Officiel des prénoms : moins de lettres, plus d’effet.

Le top 10 des prénoms garçons 2026

Côté garçons, le roi n’a pas bougé. Gabriel trône au sommet depuis 2021 avec environ 4 550 naissances en 2024. Plus de 50 000 petits Gabriel sont nés ces dix dernières années en France. Doux, spirituel, international : ce prénom coche toutes les cases qui plaisent aux parents d’aujourd’hui.

Raphaël (environ 3 470 naissances) tient fermement la deuxième place, suivi de Louis (3 335) et Léo (3 325). Le duo Louis-Léo est au coude-à-coude depuis plusieurs années : l’un incarne le chic classique, l’autre la modernité compacte. Noah ferme le top 5, confirmant la tendance des prénoms internationaux et bibliques.

Le reste du top 10 aligne Adam, Arthur, Jules, Léon et Maël. Ce dernier est la sensation masculine de 2026 : avec une progression de +320 % en cinq ans, ce prénom breton s’approche du podium à grande vitesse. Dans son sillage, Naël débarque à la 15e place et Malo frappe aux portes du top 20. La vague bretonne ne faiblit pas.

Bon à savoir

Les prénoms courts dominent aussi chez les garçons : Léo, Noé, Elio, Liam comptent trois à quatre lettres. Selon L’Officiel des prénoms 2026 (Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin), les prénoms les plus donnés en France font en moyenne cinq lettres et deux syllabes. Une tendance stable depuis la fin des années 1990.

Le tableau complet du top 20 prénoms 2026

Voici le classement complet des 20 prénoms les plus donnés en France, filles et garçons, avec la tendance observée sur les cinq dernières années. Les données s’appuient sur les naissances 2024 (INSEE) et les projections de L’Officiel des prénoms 2026.

#Prénom filleTendancePrénom garçonTendance
1Louise= stableGabriel= stable
2JadeRaphaël= stable
3Ambre= stableLouis= stable
4Alba▲▲Léo
5EmmaNoah= stable
6Alma▲▲Adam
7RomyArthur= stable
8RoseJules= stable
9Adèle= stableLéon
10Alice= stableMaël▲▲▲
11InayaEden
12Lou= stableIsaac
13Anna= stableLiam
14Mia= stableMarceau▲▲
15EvaElio▲▲
16IrisSacha
17GiuliaNoé= stable
18AgatheLucas
19LinaAndrea
20Julia= stableImran

Sources : INSEE (naissances 2024) et L’Officiel des prénoms 2026. Tendance sur 5 ans : ▲ en hausse, ▲▲ forte hausse, ▼ en baisse, = stable.

Le tableau fait ressortir un contraste net : côté filles, la stabilité domine dans le top 5, avec les percées d’Alba et Alma en embuscade. Côté garçons, c’est le bas du classement qui bouillonne, avec Maël, Marceau et Elio en trajectoire verticale.

Les prénoms qui grimpent le plus vite

Au-delà des classements figés, ce sont les mouvements qui sont les plus révélateurs. Voici les prénoms dont la progression a été la plus forte entre 2019 et 2024, selon les données INSEE et l’étude YourSurprise publiée en 2025.

Chez les filles : Olivia arrive en tête avec +79 % en cinq ans, un prénom porté par son aura internationale et sa sonorité douce. Victoria suit avec +69 %, puis Inaya (+63 %) qui séduit par son élégance multiculturelle. Des prénoms plus courts comme Alix (+62 %) et des classiques revisités comme Rose et Agathe (+55 % chacun) confirment le double mouvement : chic rétro d’un côté, modernité compacte de l’autre.

Chez les garçons : la palme revient à Maël avec +320 % en cinq ans, un chiffre vertigineux qui reflète l’attachement croissant aux prénoms d’origine bretonne. Liam continue sa progression (+98 %) malgré un léger recul des sonorités irlandaises. Et le retour du rétro se confirme avec Marius (+70 %), Nino (+65 %) et Augustin (+50 %), des prénoms qui sentent bon l’arrière-grand-père mais plaisent aux trentenaires.

Un prénom à surveiller de près : Marceau, nouvel entrant dans le top 15. Déjà dans le top 10 des prénoms les plus choisis à Lyon et Nantes en 2025, il incarne parfaitement le style « vintage chic » qui a le vent en poupe.

Les prénoms qui s’effacent

Si certains prénoms grimpent, d’autres dégringolent. Et parfois, la chute est brutale. Les parents qui ont choisi Manon, Enzo ou Clara au début des années 2010 ont sans doute du mal à réaliser que ces prénoms sont aujourd’hui en voie de raréfaction dans les maternités.

Chez les filles : Manon est le prénom qui a le plus reculé, passant de la 2e place en 2010 à la 71e en 2024, soit -86 %. Clara a chuté de -81 %, Camille et Sarah de -79 % chacune. Même Emma, reine incontestée des années 2000, a perdu plus de 50 % de ses effectifs. La « génération des -a » (Emma, Léa, Mila, Lina) poursuit son reflux global, à l’exception notable d’Alba et Alma qui réinventent la tendance.

Chez les garçons : Enzo mène le peloton des chutes avec -82 % (de la 3e place à la 56e). Nathan a reculé de -76 %, Baptiste et Yanis de plus de -70 % chacun. Hugo (-57 %) et Lucas (-66 %), des valeurs sûres des années 2010, déclinent eux aussi. Et Alexandre, grand classique toutes générations confondues, a perdu -71 % en quatorze ans.

Ce n’est pas que ces prénoms sont devenus « moches ». C’est le cycle naturel de la mode prénominale : un prénom monte, atteint un pic de popularité, puis reflue quand la génération suivante de parents cherche à se distinguer de la précédente. Les sociologues appellent ça l’effet de saturation : quand un prénom devient trop courant, il perd son attrait. Les parents veulent un prénom « pas trop original, mais pas trop commun non plus », ce qui crée mécaniquement une rotation.

Les Manon de 2005 donneront probablement des Alma en 2026. Et dans vingt ans, quelqu’un écrira un article sur le déclin d’Alma. C’est la grande roue des prénoms : personne n’y échappe, et c’est justement ce qui la rend fascinante. Si le sujet vous intéresse, on consacre un article entier aux prénoms qui disparaissent dans notre série prénoms.

Les 4 grandes tendances prénoms en 2026

Derrière les classements individuels, quatre courants de fond structurent le choix des parents français cette année.

Le règne des prénoms courts

La tendance est nette depuis la fin des années 1990 et elle s’amplifie. En 2026, la majorité des prénoms du top 20 comptent quatre à cinq lettres : Jade, Alba, Alma, Rose, Mia, Lou chez les filles, Léo, Noé, Elio, Liam, Malo chez les garçons. L’explication est multiple : ces prénoms se prononcent facilement dans plusieurs langues, ils s’écrivent sans risque de faute, et ils sonnent bien seuls comme en combinaison avec un nom de famille long.

Le retour du rétro

Les prénoms de grands-parents reviennent en force, mais pas tous. Les parents piochent sélectivement dans le répertoire vintage : Augustin, Marceau, Gaston, Léon chez les garçons, Marguerite, Jeanne, Agathe chez les filles. Ce ne sont pas des prénoms « ringards » qui reviennent, ce sont des prénoms qui ont traversé une ou deux générations de purgatoire et qui sonnent aujourd’hui comme frais et originaux.

L’effet JO Paris 2024 a aussi joué un rôle. Léon (Marchand) et Simone (Biles, même si américaine) ont bénéficié d’un regain d’intérêt visible dans les projections 2026. C’est un phénomène récurrent : les événements médiatiques donnent un coup de projecteur ponctuel sur certains prénoms, et les parents enceints au moment de l’événement s’en souviennent au moment du choix.

Les prénoms nature et pierres précieuses

Ambre, Jade et Iris côté pierres. Rose, Alba (« aube » en latin) et Luna côté nature. Cette famille de prénoms évocateurs maintient une présence forte dans le top 20 féminin. Ils ont en commun une certaine poésie, une image lumineuse, et une universalité qui plaît aux familles multiculturelles. Luna, encore hors du top 20 national, progresse vite et pourrait s’y installer dès 2027.

L’influence des séries et de Disney

On sous-estime souvent l’effet Netflix et Disney+ sur les faire-part de naissance. Tiana, l’héroïne de « La Princesse et la Grenouille », a vu son prénom bondir de +140 % en quelques années. Luna doit une partie de sa popularité à Harry Potter. Et les prénoms découverts dans des séries internationales (scandinaves, coréennes, espagnoles) enrichissent discrètement le répertoire des parents connectés. Le phénomène reste minoritaire en volume, mais il contribue à diversifier les choix et à faire émerger des prénoms qui n’auraient jamais percé par la voie traditionnelle.

L’essor des prénoms multiculturels

Les prénoms d’origine arabe ou hébraïque (Adam, Noah, Isaac, Inaya, Imran) s’installent durablement dans les classements nationaux. Leur musicalité et leur sens profond séduisent bien au-delà des familles d’origine. Adam est désormais 6e au niveau national, Noah 5e : ce ne sont plus des « prénoms de niche », mais des classiques français à part entière. Les prénoms italiens (Giulia, Elio, Andrea) progressent aussi, portés par une image de dolce vita qui plaît aux couples urbains.

Et les prénoms bretons (Maël, Naël, Malo) constituent un cas à part : régionaux par l’origine, ils se sont nationalisés par l’usage. Maël est aussi donné à Marseille qu’à Brest. Au total, environ 8 % des prénoms donnés en France en 2025 étaient considérés comme mixtes ou neutres (Noa, Sacha, Charlie, Eden, Andrea), un record. La frontière entre prénoms « de fille » et « de garçon » s’estompe doucement, même si elle reste très majoritaire dans les choix réels des parents.

Et Paris dans tout ça ?

La Ville de Paris publie chaque année son propre palmarès. En 2025, c’est Alma et Gabriel qui arrivent en tête dans la capitale. Alma, qui n’est « que » 6e au niveau national, domine déjà à Paris, ce qui en fait un indicateur avancé : les prénoms qui percent à Paris ont tendance à se diffuser ensuite dans le reste du pays avec un à deux ans de décalage.

Côté garçons, le trio de tête parisien est identique au national (Gabriel, Raphaël, Adam), avec une nouveauté : Oscar intègre le top 10 parisien en 2025. Un prénom à surveiller pour 2027 au niveau national. Autre signal intéressant : les prénoms qui cartonnent à Paris mais restent discrets en province (comme Alma) mettent en général un à deux ans à se diffuser dans les autres grandes villes, puis trois à quatre ans pour atteindre le reste du territoire. Consulter le palmarès parisien, c’est un peu lire l’avenir des prénoms français avec deux ans d’avance.

Attention

Les classements varient selon les sources. L’Officiel des prénoms (édition 2026) s’appuie sur des projections, tandis que l’INSEE publie les données réelles avec un an de décalage. Les chiffres de cet article reposent sur les naissances 2024 publiées par l’INSEE en 2025, complétées par les projections de L’Officiel des prénoms 2026. Les écarts entre les deux sont généralement faibles (1 à 2 places dans le top 20).

Ce qu’il faut retenir

Le palmarès des prénoms 2026 raconte une époque. Les parents français naviguent entre héritage et modernité, prénoms courts et rétro chic, ancrage régional et ouverture internationale. Louise et Gabriel restent en tête, mais les vrais mouvements se jouent derrière : Alba, Alma et Maël montent en fusée, pendant que Manon, Enzo et Clara disparaissent progressivement des faire-part. Le prénom que vous choisirez ne sera ni trop original ni trop commun, probablement court, possiblement vintage, et certainement réfléchi. Et c’est déjà un très bon signe.

FAQ

Quel est le prénom fille le plus donné en France en 2026 ?

Louise reste le prénom féminin le plus attribué en France avec environ 3 125 naissances enregistrées en 2024 (dernières données INSEE). Jade (3 055) et Ambre (2 815) complètent le podium. Mais la dynamique la plus forte se trouve du côté d’Alba et Alma, qui progressent rapidement et pourraient bousculer ce classement dans les prochaines années.

Quel est le prénom garçon le plus donné en France en 2026 ?

Gabriel domine le classement masculin depuis 2021, avec environ 4 550 naissances en 2024. Raphaël, Louis, Léo et Noah complètent le top 5. La progression la plus spectaculaire chez les garçons est celle de Maël (+320 % en cinq ans), porté par l’engouement pour les prénoms d’origine bretonne.

Alma ou Alba : lequel va s’imposer ?

Les deux sont en forte progression et partagent une sonorité proche (courte, terminaison en -a, origine latine). Alba (environ 2 660 naissances) devance actuellement Alma (environ 2 400) au niveau national. Mais Alma est déjà numéro 1 à Paris, ce qui en fait un signal avancé. Les deux pourraient cohabiter dans le top 5 dès 2027, comme Jade et Ambre le font depuis plusieurs années.

Quels prénoms seront tendance en 2027 ?

En observant les trajectoires ascendantes dans les données INSEE, plusieurs prénoms se dégagent pour 2027 : Luna (aux portes du top 20 féminin), Charlie (en progression mixte), Oscar (déjà dans le top 10 parisien), et Tiana (portée par le personnage Disney, +140 % ces dernières années). Côté garçons, Malo et Elio pourraient intégrer le top 10. On détaillera ces prédictions dans un prochain article de notre série prénoms.

Et aussi sur avis-parents.com

 

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