Réponse directe : Un décret publié le 12 mars 2026 rend les groupes de besoins en français et en mathématiques facultatifs au collège dès la rentrée 2026. Chaque établissement choisira désormais comment organiser le soutien des élèves.
En bref
- Les groupes de besoins deviennent facultatifs à la rentrée 2026.
- Le changement concerne le français et les mathématiques en 6e et 5e.
- Les collèges organiseront le soutien selon les besoins repérés par les enseignants.
Temps de lecture : 5 min · Mis à jour : 9 juin 2026
Si votre enfant entre en 6e ou en 5e à la rentrée prochaine, son emploi du temps pourrait changer. Les groupes de besoins, ces cours de français et de maths où les élèves étaient répartis selon leur niveau, ne seront plus imposés à partir de septembre 2026. Un décret publié le 12 mars 2026 met fin à l’obligation instaurée deux ans plus tôt. Pour les parents, comprendre ce que recouvrent ces groupes de besoins et ce que leur disparition annoncée va modifier permet d’aborder la rentrée plus sereinement, sans s’inquiéter inutilement.
Groupes de besoins : de quoi parle-t-on ?
Reprenons depuis le début. Les groupes de besoins ont été imposés à tous les collèges à partir de 2024, dans le cadre du plan baptisé choc des savoirs. Le principe consistait à répartir les élèves de 6e et de 5e en groupes selon leur niveau en français et en mathématiques, plutôt que de garder la classe entière pour ces deux matières.
Au départ, l’objectif affiché était de mieux cibler les difficultés. Dans la pratique, le dispositif a suscité de nombreuses réserves, tant chez les enseignants que chez les parents, certains craignant un étiquetage précoce des élèves. Selon le Snes-FSU, moins d’un collège sur cinq appliquait réellement la mesure début 2025.
Bon à savoir. Le soutien personnalisé en français et en maths ne disparaît pas. Ce sont les modalités imposées qui sont assouplies, pas l’accompagnement des élèves.
Ce que change la fin des groupes de besoins en 2026
Désormais, le décret du 12 mars 2026, qui entre en vigueur le 5 juillet, supprime l’obligation. Concrètement, à partir de la rentrée 2026, les collèges ne sont plus tenus de mettre en place ces groupes pour toute la durée des cours de français et de maths. Le texte parle d’un soutien renforcé pouvant donner lieu à des organisations pédagogiques diverses.
Autrement dit, chaque établissement retrouve une marge de manœuvre. Certains conserveront des groupes ponctuels, d’autres préféreront des heures de soutien ciblées ou un travail en classe entière. La décision reposera sur les besoins des élèves repérés par les enseignants, au plus près du terrain.
Attention. D’un collège à l’autre, l’organisation pourra varier sensiblement. En cas de doute, le professeur principal reste votre meilleur interlocuteur dès la rentrée.
Faut-il s’inquiéter pour son enfant ?
Pas nécessairement. Concrètement, pour de nombreuses familles, ce retour à la souplesse sera transparent, car beaucoup de collèges n’avaient pas pleinement déployé les groupes. L’essentiel reste le suivi régulier : un enfant en difficulté en maths bénéficiera toujours d’un accompagnement, sous une forme ou une autre.
Par ailleurs, le mieux reste d’échanger en début d’année avec l’équipe pédagogique pour comprendre l’organisation retenue. Lorsque l’on connaît le dispositif choisi par l’établissement, on peut mieux soutenir son enfant à la maison, sans dramatiser ni minimiser ses besoins.
Groupes de besoins : un dispositif qui a divisé
Pour comprendre ce revirement, revenons au débat. D’un côté, les partisans des groupes de besoins y voyaient un moyen d’aider les élèves en difficulté sans freiner les autres. De l’autre, de nombreux enseignants dénonçaient une organisation lourde et un risque de stigmatisation des plus fragiles.
Sur le terrain, l’application est restée très inégale. Par exemple, certains collèges manquaient de salles ou de professeurs pour dédoubler les cours. Ainsi, la fin de l’obligation acte une réalité déjà installée, tout en laissant aux équipes la liberté d’adapter le soutien à leurs élèves.
Ce qu’il faut retenir
- Les groupes de besoins deviennent facultatifs au collège à la rentrée 2026.
- Un décret du 12 mars 2026 met fin à l’obligation en français et en maths.
- Chaque collège choisira l’organisation du soutien selon les besoins repérés.
- L’accompagnement personnalisé des élèves est maintenu, sous d’autres formes.
Questions fréquentes
À partir de quand les groupes de besoins disparaissent-ils ?
L’obligation prend fin avec un décret du 12 mars 2026, applicable au 5 juillet 2026. Dès la rentrée de septembre 2026, les collèges ne sont plus tenus d’organiser des groupes de besoins en français et en maths.
Mon enfant n’aura-t-il plus de soutien ?
Le soutien demeure. Seules les modalités imposées sont assouplies. Selon les besoins repérés par les enseignants, l’aide pourra prendre la forme de groupes ponctuels, d’heures dédiées ou d’un travail en classe entière.
Pourquoi cette mesure faisait-elle débat ?
Beaucoup d’enseignants et de parents craignaient un classement précoce des élèves selon leur niveau. De plus, son application restait minoritaire : moins d’un collège sur cinq la déployait réellement début 2025, selon le Snes-FSU.
Comment savoir ce que fera le collège de mon enfant ?
Renseignez-vous dès la rentrée auprès du professeur principal ou de la direction. L’organisation pourra varier d’un établissement à l’autre, puisque chacun décidera désormais de la forme du soutien.
Sources
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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