Réponse directe : le dépistage de la luxation congénitale de la hanche fait partie de l’examen obligatoire du nouveau-né. Le médecin le répète à chaque visite jusqu’à l’âge de la marche, car le résultat peut évoluer. Détectée tôt, idéalement avant un mois, l’anomalie se corrige le plus souvent sans chirurgie.
En bref
1. Le test des hanches est systématique à la naissance et à chaque examen de bébé.
2. Il repose sur deux manœuvres douces, dites de Barlow et d’Ortolani.
3. Un diagnostic précoce permet un traitement simple et un excellent pronostic.
Temps de lecture : 4 min · Mis à jour : 11 juin 2026
À chaque visite des premiers mois, le médecin déshabille bébé, lui plie les jambes et effectue un petit mouvement de hanche. Ce geste rapide, presque anodin, a une vraie raison d’être : dépister la luxation congénitale de la hanche. C’est l’un des contrôles les plus importants de la première année, et comprendre son enjeu aide à ne pas le négliger.
Pourquoi ce dépistage est répété à chaque visite
La hanche d’un nouveau-né est encore immature : la tête du fémur peut être instable dans son logement, voire en sortir. Cette anomalie ne se voit pas à l’œil nu et ne fait pas souffrir le bébé. D’où l’importance d’un examen clinique attentif, qui fait partie des contrôles obligatoires du nourrisson.
Surtout, son résultat peut changer avec le temps. Une hanche normale à la naissance peut se révéler instable quelques semaines plus tard, et inversement. C’est pour cette raison que le test de la luxation congénitale de la hanche est répété à chaque examen systématique, jusqu’à ce que l’enfant marche.
En quoi consiste l’examen
L’examen se fait sur un bébé détendu, sans sa couche, allongé sur un plan dur. Le médecin recherche une instabilité grâce à deux manœuvres complémentaires. La manœuvre de Barlow tente de provoquer la sortie de la hanche, tandis que celle d’Ortolani cherche à remettre en place une hanche déjà déboîtée. C’est ce test d’Ortolani qui reste le plus déterminant jusqu’à 3 mois.
Le praticien observe aussi d’autres signes : un pli de cuisse asymétrique, une jambe qui s’écarte moins bien que l’autre, une différence de longueur. Ces indices, combinés aux manœuvres, orientent la décision de pousser ou non les investigations.
Bon à savoir : certains bébés cumulent des facteurs de risque qui justifient une échographie des hanches : une présentation par le siège pendant la grossesse, un antécédent familial de luxation, ou le fait d’être une fille, plus souvent concernée. Dans ces situations, l’imagerie complète l’examen clinique pour ne rien laisser passer.
Pourquoi le diagnostic précoce change tout
Il y a un vrai bénéfice à diagnostiquer une luxation congénitale de la hanche le plus tôt possible, de préférence avant la fin du premier mois, sinon avant 3 mois. Plus on agit tôt, plus le traitement est simple : un dispositif qui maintient les hanches en bonne position, comme un harnais, suffit souvent à tout remettre en ordre.
À l’inverse, une luxation repérée tardivement peut nécessiter des soins plus lourds, parfois une intervention. C’est tout l’intérêt de ce dépistage discret mais répété : il attrape l’anomalie quand elle se corrige encore facilement, avant que l’enfant ne commence à marcher.
Attention : ne sautez pas les examens systématiques des premiers mois, même si bébé va très bien. La luxation de hanche est indolore et invisible pour les parents. Seul l’examen régulier permet de la détecter, et le manquer, c’est risquer un diagnostic tardif et plus difficile à traiter.
Ce qu’il faut retenir
• Le dépistage de la luxation congénitale de la hanche est obligatoire et répété jusqu’à la marche.
• Il repose sur les manœuvres douces de Barlow et d’Ortolani.
• Certains facteurs, comme le siège ou un antécédent familial, justifient une échographie.
• Détectée avant 3 mois, elle se traite simplement, avec un excellent pronostic.
FAQ sur la luxation congénitale de la hanche
La luxation de hanche fait-elle souffrir le bébé ?
Non, elle est indolore et ne se voit pas. Le bébé ne pleure pas davantage et se développe normalement. C’est précisément ce qui rend le dépistage clinique indispensable, puisque rien, dans le comportement de l’enfant, ne permet aux parents de la soupçonner.
Mon bébé est né par le siège : faut-il une échographie ?
La présentation par le siège est un facteur de risque reconnu. Dans ce cas, une échographie des hanches est généralement proposée en complément de l’examen clinique. Parlez-en au médecin qui suit votre enfant, il saura indiquer le bon moment pour la réaliser.
Le portage influence-t-il la santé des hanches ?
Un portage qui laisse les cuisses écartées et les genoux plus hauts que les fesses, en position dite physiologique, est favorable au bon développement des hanches. À l’inverse, on évite d’emmailloter les jambes trop serrées et tendues. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel de santé.
Sources
• Haute Autorité de santé, dépistage de la luxation congénitale de la hanche
• mpedia.fr, luxation de hanche
• Assurance Maladie, examens obligatoires du nourrisson
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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