Quand un bébé refuse le biberon, l’inquiétude s’installe vite. Hier encore, il buvait sans souci. Aujourd’hui, il détourne la tête ou pleure. Ce changement soudain peut déstabiliser. En effet, on craint souvent qu’il ne boive pas assez. Les parents se posent alors beaucoup de questions.
Pourtant, ce refus est fréquent. De plus, il est souvent transitoire. En réalité, il ne traduit pas forcément un problème grave. Il s’agit plutôt d’une étape normale du développement. De nombreux parents traversent cette situation. Ainsi, comprendre les raisons possibles aide à traverser cette période plus sereinement.
Bébé refuse le biberon : un comportement fréquent
Le refus du biberon est courant chez les nourrissons. En effet, beaucoup de parents y font face à un moment donné. Ce phénomène touche tous les bébés. Il concerne aussi bien ceux nourris au biberon que ceux en allaitement mixte. De plus, il peut survenir à tout âge, des premières semaines jusqu’à un an.
Ce refus prend différentes formes. Par exemple, le bébé détourne la tête. Ou bien il pleure à l’approche du biberon. Parfois, il tète quelques secondes puis s’arrête brusquement. D’autres fois, il repousse la tétine avec sa langue. Certains gardent le lait en bouche sans avaler. Ce comportement rejoint d’autres situations où bébé refuse parfois de manger. En général, cela reste sans gravité.
Dans la plupart des cas, ce refus reste temporaire. En effet, l’appétit des bébés varie naturellement d’un jour à l’autre. Certains jours, ils boivent beaucoup. D’autres jours, beaucoup moins. C’est tout à fait normal. Par conséquent, un enfant qui boit moins compense souvent les jours suivants. Aucune intervention n’est alors nécessaire.
Les causes possibles selon l’âge et le contexte
Chez le nourrisson de moins de 3 mois, plusieurs causes sont possibles. Notamment, un inconfort digestif comme un reflux ou des coliques. Une gêne lors de la succion est également fréquente. C’est le cas du muguet ou du nez bouché. Par ailleurs, la tétine peut ne pas convenir. Sa forme, son débit ou sa matière jouent un rôle. Certains bébés préfèrent le silicone. D’autres aiment mieux le caoutchouc. Pour la transition sein-biberon, une tétine adaptée aux bébés allaités facilite les choses.
Entre 3 et 6 mois, d’autres facteurs entrent en jeu. Notamment, les premières dents peuvent percer. Cela provoque une gêne qui rend la succion désagréable. En effet, les gencives gonflées sont sensibles au contact. De plus, le bébé s’intéresse à son environnement. Il se laisse donc facilement distraire. Ainsi, il peut préférer jouer plutôt que boire.
Vers 6 mois et au-delà, la diversification modifie l’appétit pour le lait. Autrement dit, certains bébés boivent moins quand ils découvrent les purées. C’est tout à fait normal à cet âge. Toutefois, le lait reste essentiel. En effet, il apporte des nutriments indispensables. Il doit donc rester présent à chaque repas.
Des facteurs contextuels jouent également un rôle important. Par exemple, un changement de lait ou une température inhabituelle. De même, un nouvel environnement peut perturber le bébé. En outre, une maladie passagère provoque souvent un refus. C’est le cas du rhume ou de l’otite. Enfin, le stress familial affecte parfois l’appétit de l’enfant. Les bébés perçoivent les tensions.
Refus ponctuel ou installé : comment faire la différence
Un refus ponctuel dure quelques biberons ou quelques jours. Par exemple, le bébé refuse un biberon puis accepte le suivant sans problème. Ou bien il boit moins pendant deux jours. Ensuite, il retrouve son appétit habituel. Dans ce cas, l’enfant reste actif et éveillé. Il mouille ses couches normalement. De plus, il conserve son poids. Son humeur reste stable.
En revanche, un refus installé mérite plus d’attention. C’est le cas si le bébé refuse le biberon depuis plus d’une semaine. De même si la quantité bue diminue sans compensation. Des signes associés doivent alerter. Notamment : fatigue inhabituelle, pleurs pendant les repas, perte de poids. Dans ces situations, consultez un professionnel de santé. Il pourra vous rassurer ou investiguer si besoin.
Entre les deux, il existe une zone grise. Le refus dure quelques jours sans être vraiment inquiétant. Dans ce cas, observez l’enfant globalement. Son comportement, son sommeil et son humeur sont de bons indicateurs. En effet, un bébé qui joue et sourit va généralement bien. Même s’il boit un peu moins, il n’y a souvent pas lieu de s’alarmer. Faites confiance à votre instinct de parent.
Que faire quand bébé ne veut plus boire son biberon
Face à un refus, la tentation de forcer est naturelle. Cependant, cette approche est rarement efficace. En effet, un bébé sous pression renforce souvent son opposition. Ainsi, le biberon devient source de tension pour tous. Mieux vaut donc proposer calmement, sans insistance. Si l’enfant refuse, retirez le biberon. Vous réessayerez un peu plus tard. Généralement, cela suffit.
Quelques ajustements peuvent aider à débloquer la situation. D’abord, modifiez la position d’alimentation. Ensuite, changez de pièce pour limiter les distractions. Vous pouvez également essayer une autre tétine. De plus, vérifiez la température du lait. Certains bébés le préfèrent tiède. D’autres l’acceptent mieux à température ambiante. Testez donc différentes options pour trouver celle qui convient.
Pour la transition sein-biberon, la patience est essentielle. Ainsi, proposez le biberon quand le bébé n’est pas trop affamé. Il sera moins frustré par ce changement. Par ailleurs, demandez à une autre personne de le donner. En effet, certains bébés associent l’odeur de maman au sein. Un tiers peut donc faciliter l’acceptation. Cette transition peut prendre plusieurs semaines. C’est tout à fait normal et ne doit pas inquiéter.
L’essentiel reste de préserver une atmosphère détendue autour des repas. En effet, un bébé qui refuse aujourd’hui peut accepter demain. Faites donc confiance à son appétit. Par ailleurs, gardez votre calme même si c’est difficile. Votre stress se transmet facilement à l’enfant. Restez serein et bienveillant, même si la situation vous inquiète.
Quand se poser des questions
Certains signes méritent un avis médical. Notamment si le refus dure plusieurs jours avec perte de poids. De même en cas de déshydratation. Ses signes sont les suivants : moins de couches mouillées, urines foncées, fontanelle creusée. La fièvre ou les vomissements répétés justifient également une consultation. Enfin, une fatigue inhabituelle doit alerter les parents.
Par ailleurs, consultez si le refus s’accompagne de pleurs intenses pendant les repas. Les signes de douleur doivent aussi alerter. Notamment : dos arqué, grimaces, agitation. De même, si vous suspectez un problème de succion ou de déglutition. Dans tous ces cas, un professionnel pourra vous guider et vous rassurer.
En dehors de ces situations, un refus temporaire ne justifie pas d’inquiétude excessive. En effet, votre médecin, pédiatre ou la PMI peuvent vous rassurer. N’hésitez pas à les consulter si le doute persiste. Ils connaissent bien ces situations fréquentes.
Ce qu’il faut retenir
Quand un bébé refuse le biberon, c’est souvent une phase transitoire. Elle peut être liée au développement ou à un inconfort passager. Un changement d’environnement joue aussi parfois un rôle. Ce comportement est fréquent. De plus, il se résout généralement en quelques jours sans intervention.
Proposer sans forcer reste la meilleure attitude à adopter. Ainsi, restez attentif à l’état général de l’enfant. Faites confiance à son appétit dans les limites du raisonnable. En cas de doute ou de signes associés, un avis médical permet de faire le point sereinement.
Pour en savoir plus sur ce sujet, consultez le dossier de l’Assurance Maladie sur l’alimentation de 0 à 3 ans. Vous y trouverez des informations complémentaires utiles.
Questions fréquentes
Mon bébé refuse le biberon depuis 2 jours, dois-je m’inquiéter ?
Pas nécessairement. En effet, si votre bébé reste actif et mouille ses couches normalement, ce refus est probablement passager. De plus, son humeur reste stable. Ainsi, continuez à proposer sans forcer. Ensuite, observez son évolution sur les jours suivants. Si tout va bien, pas d’inquiétude.
Comment faciliter la transition du sein au biberon ?
La patience est essentielle pour cette transition. D’abord, proposez le biberon quand le bébé n’est pas trop affamé. Ensuite, testez différentes tétines et températures. De plus, demandez à une autre personne de donner le biberon. Enfin, essayez une position différente de celle de l’allaitement. Cette transition peut prendre du temps.
Mon bébé refuse le lait mais accepte les purées, que faire ?
Si votre bébé a commencé la diversification, c’est fréquent. En effet, il peut préférer les aliments solides temporairement. Ainsi, continuez à proposer le lait à chaque repas. Par ailleurs, vous pouvez l’offrir dans une tasse. Vous pouvez aussi le mélanger aux purées. L’appétit pour le lait reviendra progressivement.
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Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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