Dès les premières semaines de grossesse, une question revient souvent : fille ou garçon grossesse, comment le savoir ? Entre les remarques de l’entourage, les suppositions basées sur la forme du ventre et les astuces transmises de génération en génération, difficile parfois de démêler ce qui relève de la tradition, de l’observation ou de l’information médicale.
Cette curiosité est parfaitement naturelle. Certains parents souhaitent se projeter, d’autres préfèrent garder la surprise jusqu’à la naissance. Les deux choix sont légitimes. Ce qui compte, c’est de disposer d’informations claires pour vivre cette période en toute sérénité.
Dans cet article, nous faisons le point sur les différentes méthodes évoquées pour deviner le sexe du bébé, leur niveau de fiabilité, et ce que la médecine permet réellement de savoir aujourd’hui.
À retenir en 3 points
1. Les méthodes comme le calendrier chinois ou les « signes » de grossesse relèvent de traditions culturelles ou de croyances populaires. Elles ne permettent pas de connaître le sexe du bébé avec certitude.
2. En pratique, seul le suivi médical, notamment l’échographie du deuxième trimestre, permet généralement de visualiser le sexe du bébé avec une bonne fiabilité, si le bébé est bien positionné.
3. Chaque parent est libre de vouloir connaître le sexe de son enfant avant la naissance, ou de préserver la surprise. Les deux démarches sont tout aussi valables.
Pourquoi cherche-t-on à savoir si bébé est une fille ou un garçon ?
Cette envie de savoir accompagne de nombreuses grossesses. Elle peut naître de la curiosité, tout simplement. Ou du désir de se projeter dans la relation avec cet enfant à venir : imaginer un prénom, visualiser une silhouette, rêver à des moments partagés.
L’entourage joue aussi un rôle. Entre les proches qui demandent régulièrement « alors, c’est une fille ou un garçon ? » et les discussions autour de la table familiale, la question finit par s’imposer. Parfois, ce sont les futurs parents eux-mêmes qui souhaitent préparer la chambre ou anticiper certains achats.
D’autres, au contraire, tiennent à préserver l’effet de surprise. C’est un choix personnel, ni meilleur ni moins bon. Quelle que soit la démarche, elle mérite d’être respectée.
Les méthodes populaires pour deviner le sexe du bébé
De nombreuses méthodes circulent, souvent transmises de génération en génération. Elles s’appuient sur des observations, des traditions ou des intuitions. Si elles peuvent être amusantes à explorer, aucune n’a jamais été validée scientifiquement.
Le calendrier chinois de grossesse
Le calendrier chinois de grossesse est l’une des méthodes les plus connues. Son principe repose sur un tableau croisant l’âge de la mère au moment de la conception et le mois lunaire correspondant. Selon cette grille, il serait possible de « prédire » le sexe du bébé.
En réalité, cette méthode appartient au folklore et aux traditions culturelles chinoises. Aucune étude scientifique n’a jamais démontré sa fiabilité. Les résultats obtenus relèvent du hasard, avec une probabilité naturelle d’environ 50 %. Pour en savoir plus sur son fonctionnement et ses limites, vous pouvez consulter notre article dédié : Calendrier chinois de grossesse : comment ça marche et est-ce fiable ?
Les signes souvent évoqués pendant la grossesse
D’autres indices sont régulièrement cités comme pouvant révéler le sexe du bébé : la forme du ventre (pointu pour un garçon, rond pour une fille), les envies alimentaires (sucré pour une fille, salé pour un garçon), l’intensité des nausées, la qualité de la peau ou des cheveux, voire l’intuition de la future maman.
Ces observations peuvent sembler cohérentes après coup, surtout lorsqu’elles correspondent au sexe finalement annoncé. Mais chaque grossesse est différente, et les variations de symptômes dépendent de nombreux facteurs individuels (morphologie, alimentation, état de fatigue, taux hormonaux…). Il n’existe aucun lien établi entre ces signes et le sexe du bébé.
Ce que dit réellement la médecine aujourd’hui
Le sexe biologique du bébé est déterminé dès la fécondation, selon les chromosomes transmis par les parents (XX pour une fille, XY pour un garçon). Cependant, les organes génitaux ne se différencient que progressivement au cours du développement embryonnaire.
En France, l’échographie morphologique du deuxième trimestre, réalisée généralement entre la 20ᵉ et la 24ᵉ semaine d’aménorrhée, est le moment où le praticien peut généralement visualiser le sexe du bébé, si celui-ci est bien positionné. Cette indication reste conditionnée à la coopération du fœtus et à la qualité de l’image obtenue.
Lors de l’échographie du premier trimestre (vers 12 semaines d’aménorrhée), certains praticiens peuvent parfois donner une première indication, en observant l’orientation du bourgeon génital. Toutefois, cette observation reste incertaine à ce stade : les organes ne sont pas encore complètement formés, et les erreurs sont possibles.
Il existe également des analyses biologiques (comme le test ADN fœtal dans le sang maternel ou l’amniocentèse) qui peuvent révéler le sexe du bébé plus tôt. Cependant, ces examens ne sont réalisés que dans un cadre médical précis, généralement pour des raisons de dépistage, et non pour satisfaire la simple curiosité des parents.
Pour en savoir plus sur le suivi de grossesse, vous pouvez consulter les informations officielles sur le site Ameli.fr.
Pourquoi aucune méthode « maison » ne peut être fiable
Lorsqu’une méthode populaire « fonctionne », on s’en souvient. Lorsqu’elle échoue, on l’oublie ou on la minimise. Ce phénomène, appelé biais de confirmation, explique en grande partie la persistance de ces croyances.
Par exemple, une mère dont le ventre était pointu et qui a eu un garçon retiendra cette « preuve ». Mais toutes celles qui avaient un ventre pointu et ont eu une fille n’en parleront pas forcément. Résultat : l’idée que la forme du ventre prédit le sexe continue de circuler, alors qu’elle ne repose sur rien de concret.
De la même manière, les souvenirs post-naissance peuvent être déformés. On se rappelle mieux des envies de sucré si le bébé est une fille, parce que cela correspond à ce que l’on attendait. La mémoire sélective renforce les croyances existantes.
Enfin, avec une probabilité naturelle de 50 %, n’importe quelle méthode aléatoire donne un résultat « correct » une fois sur deux. Ce qui peut sembler convaincant, mais ne prouve rien.
Faut-il chercher à savoir à tout prix ?
Certains parents souhaitent connaître le sexe de leur bébé dès que possible. Pour eux, cette information permet de mieux se projeter, de choisir un prénom, d’imaginer l’avenir. Elle peut aussi faciliter les échanges avec l’entourage, les discussions autour des préparatifs, voire le choix de certains équipements.
D’autres préfèrent attendre la naissance pour découvrir le sexe de leur enfant. Cette attente peut être vécue comme un moment de magie supplémentaire, une surprise à préserver dans un monde où beaucoup de choses sont déjà connues à l’avance.
Les deux démarches sont tout à fait respectables. Ce qui compte, c’est que chaque parent se sente à l’aise avec son choix. Et si vous souhaitez commencer à préparer l’arrivée de bébé sans attendre, vous pouvez vous renseigner sur certains équipements de puériculture qui conviennent aussi bien aux filles qu’aux garçons. Par exemple, si vous envisagez l’allaitement, notre guide sur la meilleure tétine pour bébé allaité peut vous aider à anticiper sereinement.
Quoi qu’il en soit, fille ou garçon, ce bébé arrive avec son propre tempérament, ses propres traits, et c’est la rencontre avec lui qui fera toute la différence.
Ce qu’il faut retenir
Vouloir savoir si l’on attend une fille ou un garçon pendant la grossesse est une curiosité partagée par de nombreux futurs parents. Cependant, les méthodes populaires (calendrier chinois, forme du ventre, envies alimentaires) relèvent de traditions et de croyances, sans fondement scientifique démontré.
Seul le suivi médical, et en particulier l’échographie du deuxième trimestre, permet généralement de visualiser le sexe du bébé avec une bonne fiabilité. Et encore, à condition que le bébé soit bien positionné.
Que vous choisissiez de connaître le sexe de votre enfant avant sa naissance ou de garder la surprise, l’essentiel est de vivre cette grossesse en accord avec vos envies. Chaque famille construit son propre chemin.
Peut-on connaître le sexe du bébé avant l’échographie ?
En dehors du cadre médical, aucune méthode ne permet de connaître le sexe du bébé de manière fiable avant l’échographie. Les analyses génétiques (test ADN fœtal, amniocentèse) existent mais sont réservées à des indications médicales spécifiques. En pratique, c’est l’échographie morphologique, vers 22 semaines d’aménorrhée, qui sert de repère pour la plupart des parents.
Le calendrier chinois est-il fiable ?
Non. Le calendrier chinois de grossesse est une tradition culturelle qui n’a jamais été validée scientifiquement. Les résultats obtenus correspondent au hasard, soit environ une chance sur deux. Cette méthode peut être amusante à consulter, mais elle ne permet pas de connaître le sexe du bébé avec certitude.
Est-ce grave de se tromper sur le sexe du bébé ?
Des erreurs d’interprétation à l’échographie peuvent arriver, notamment si le bébé est mal positionné. Dans la grande majorité des cas, cela n’a pas de conséquence importante, si ce n’est une petite surprise à la naissance. L’essentiel reste la santé du bébé et le bon déroulement de la grossesse. Et si cela vous préoccupe, n’hésitez pas à en parler avec le praticien qui suit votre grossesse.
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Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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