Tableau diversification alimentaire bébé : quand introduire les aliments âge par âge

Pour les parents pressés

La diversification alimentaire commence entre 4 et 6 mois, jamais avant. Légumes, fruits, viande, poisson, œuf : tout peut être introduit progressivement, sans ordre strict. Les allergènes majeurs (œuf, arachide, gluten) gagnent à être proposés tôt, entre 4 et 6 mois. Le lait reste la base de l’alimentation jusqu’à 1 an. Retrouvez ci-dessous un tableau récapitulatif âge par âge.

Tableau diversification alimentaire bébé : quand introduire quoi ?

Ce tableau de diversification alimentaire bébé est un repère indicatif, basé sur les recommandations françaises actuelles. Chaque enfant avance à son rythme : les âges mentionnés sont des fourchettes, pas des échéances. L’introduction des aliments dépend aussi du développement de votre bébé et des conseils de votre médecin.

ÂgeAlimentsTexturesRepères pratiques
4-6 moisLégumes doux (carotte, courgette, haricot vert, patate douce), fruits cuits (pomme, poire, banane)Purées lisses et homogènesQuelques cuillères, 1 repas/jour. Le lait reste l’aliment principal.
6-8 moisTous les légumes et fruits, viande blanche, poisson blanc, œuf dur bien cuit, céréales infantiles, légumineuses mixéesPurées moins lisses, petits morceaux fondants10 g de viande ou poisson/jour (2 c. à café). 2 repas diversifiés + lait.
8-12 moisPâtes, riz, semoule, pain, fromage pasteurisé, yaourt nature, herbes aromatiques doucesMorceaux mous, finger food20 g de protéines/jour. 3 repas + lait matin et soir minimum.
12-18 moisRepas familiaux adaptés, légumes crus râpés, fruits crus en morceaux, poisson gras (saumon, sardine)Morceaux plus gros, textures variées30 g de protéines/jour. Quasi comme la famille, sans sel ni sucre ajouté.
18-36 moisQuasiment tous les aliments en quantités adaptées. Miel autorisé après 1 an.Textures adultes, aliments entiers4 repas/jour. Lait de croissance ou lait entier selon avis médical.

Ce tableau s’appuie sur les recommandations en vigueur en France. Il n’existe pas de calendrier rigide : les guides ont beaucoup évolué ces dernières années, notamment sur l’introduction précoce des allergènes.

Quand commencer la diversification alimentaire ?

Selon les recommandations de Santé Publique France, la diversification alimentaire peut débuter entre 4 mois révolus et 6 mois, jamais avant. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande un allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, mais en France, les autorités de santé estiment que le début peut se faire dès 4 mois si l’enfant montre des signes de maturité.

Quelques signes qui indiquent que votre bébé est prêt : il tient sa tête droite de façon stable, il montre de l’intérêt pour la nourriture (suit votre fourchette du regard, ouvre la bouche quand vous mangez), et il ne repousse plus les aliments avec sa langue — c’est la disparition du réflexe d’extrusion.

Les grandes étapes de la diversification mois par mois

4 à 6 mois : les premières découvertes

On commence par des légumes cuits et mixés en purée lisse : carotte, courgette, haricot vert, potiron, patate douce. Puis les fruits cuits : pomme, poire, banane écrasée. Proposez un aliment à la fois pendant 2 à 3 jours, pour observer d’éventuelles réactions et laisser votre bébé s’habituer à chaque nouvelle saveur.

Les quantités restent modestes : quelques cuillères suffisent. Le lait (maternel ou infantile) couvre encore la majorité des besoins nutritionnels. La diversification est avant tout une découverte sensorielle, pas un remplacement du lait.

6 à 8 mois : on élargit le menu

C’est la période où l’on peut introduire les protéines animales : viande blanche mixée (poulet, dinde), poisson blanc (cabillaud, colin) et œuf dur entier, y compris le blanc. Les quantités restent petites : environ 10 g par jour, soit deux cuillères à café.

Les légumineuses (lentilles, pois chiches) peuvent aussi être proposées, bien mixées. Les céréales infantiles complètent le biberon ou la bouillie. Les textures évoluent légèrement : les purées peuvent être un peu moins lisses si votre bébé les accepte.

8 à 12 mois : les morceaux et l’autonomie

Votre bébé développe sa motricité fine et peut commencer à attraper des aliments : bâtonnets de légumes cuits fondants, morceaux de fruits mûrs, pain, pâtes bien cuites. C’est aussi le moment d’introduire les produits laitiers (yaourt nature, fromage pasteurisé) et les féculents variés (riz, semoule, quinoa).

Les quantités de protéines passent à environ 20 g par jour. Votre bébé prend désormais trois repas diversifiés, complétés par du lait matin et soir au minimum.

12 à 36 mois : vers l’alimentation familiale

Après 1 an, votre enfant peut manger quasiment comme le reste de la famille, en adaptant les quantités et en évitant le sel ajouté, le sucre ajouté et les aliments très transformés. Le miel est autorisé à partir de 1 an (risque de botulisme avant cet âge). Les légumes crus râpés finement et les fruits entiers peuvent être proposés, en surveillant les risques de fausse route (raisin coupé en quatre, tomate cerise coupée).

Le lait reste un aliment clé : environ 500 ml par jour jusqu’à 3 ans, sous forme de lait de croissance, de lait entier ou de produits laitiers.

Introduction des allergènes : ce qui a changé

L’approche a radicalement évolué ces dernières années. On ne recommande plus d’attendre pour introduire les aliments potentiellement allergènes. Au contraire, une introduction entre 4 et 6 mois, en petites quantités et de façon régulière, semble réduire le risque de développer une allergie alimentaire.

AllergèneÂge d’introductionForme recommandée
ŒufDès 4-6 moisŒuf dur bien cuit, émietté dans la purée
ArachideDès 4-6 moisBeurre de cacahuète lisse dilué dans une purée (jamais entier)
PoissonDès 6 moisPoisson blanc bien cuit et mixé
Fruits à coqueDès 4-6 moisEn poudre fine dans les purées (jamais entiers avant 4-5 ans)
Lait de vacheDès 4-6 mois (cuit)Dans les préparations cuites. En boisson : pas avant 1 an.
GlutenDès 4-6 moisCéréales infantiles, pain, pâtes bien cuites

Si votre enfant présente un terrain allergique (eczéma sévère, allergie alimentaire connue dans la fratrie), parlez-en à votre pédiatre avant de commencer. L’introduction se fera peut-être sous surveillance, mais elle reste recommandée — la retarder n’est pas protecteur.

Les erreurs fréquentes à éviter

Commencer avant 4 mois. Le système digestif de votre bébé n’est pas prêt. Même si bébé semble intéressé par votre assiette, attendez au moins 4 mois révolus et l’avis de votre médecin.

Ajouter du sel ou du sucre. Jusqu’à 1 an (et idéalement au-delà), les plats de bébé se préparent sans sel ajouté et sans sucre ajouté. Ses papilles découvrent les saveurs naturelles des aliments — laissez-les faire.

Forcer un aliment refusé. Un bébé qui repousse un légume n’est pas capricieux : il a besoin de temps. Il faut parfois proposer un aliment 10 à 15 fois avant qu’il soit accepté. La patience est votre meilleure alliée.

Remplacer le lait trop vite. La diversification complète le lait, elle ne le remplace pas. Jusqu’à 1 an, le lait (maternel ou infantile) reste le pilier de l’alimentation de votre enfant.

DME ou diversification classique : que choisir ?

La diversification menée par l’enfant (DME) consiste à proposer des morceaux fondants dès le début, en laissant bébé se nourrir seul avec ses mains. La diversification classique commence par des purées à la cuillère. Les deux approches sont valables, et beaucoup de familles combinent les deux selon les repas et les aliments.

Si vous optez pour la DME, attendez que votre bébé se tienne bien assis (généralement vers 6 mois), proposez des morceaux suffisamment gros pour qu’il les attrape, et restez toujours à côté de lui pendant le repas. Le réflexe nauséeux (gag reflex) est fréquent au début : il est différent de l’étouffement et fait partie de l’apprentissage.

Ce qu’il faut retenir

La diversification alimentaire est une étape progressive, qui s’adapte à chaque bébé. Il n’y a pas de menu parfait ni de calendrier universel. L’essentiel est de proposer des aliments variés, de respecter le rythme de votre enfant et de garder le lait comme base jusqu’à 1 an.

Si votre bébé dort moins bien depuis le début de la diversification, c’est fréquent. Son organisme s’adapte à de nouvelles digestions. Consultez notre article sur la régression du sommeil à 4 mois si les nuits sont agitées à cette période. Et pour suivre ses besoins en sommeil mois par mois, retrouvez notre tableau du sommeil de bébé par âge.

FAQ – Diversification alimentaire bébé

Peut-on commencer la diversification par les fruits ?

Oui. L’idée reçue selon laquelle commencer par les fruits rendrait bébé difficile avec les légumes n’est pas validée scientifiquement. Vous pouvez commencer par les légumes, les fruits, ou alterner. L’important est de varier rapidement les saveurs proposées.

Mon bébé refuse les morceaux à 9 mois, est-ce inquiétant ?

Pas forcément. Certains bébés acceptent les morceaux plus tard que d’autres. Continuez à proposer des textures légèrement granuleuses et des morceaux fondants à côté des purées. Si le refus persiste au-delà de 12 mois, parlez-en à votre pédiatre pour vérifier qu’il n’y a pas de difficulté de déglutition.

Combien de nouveaux aliments introduire par semaine ?

Il n’y a pas de règle stricte. Le rythme d’un nouvel aliment tous les 2-3 jours est un bon repère au début, pour pouvoir identifier une éventuelle réaction. Après quelques semaines, quand les aliments de base sont bien acceptés, vous pouvez accélérer et proposer des combinaisons.

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