Quatre enfants. Six poussettes. Des centaines de kilomètres de trottoirs parisiens, de halls d’aéroport et de chemins de parc. Si quelqu’un m’avait dit, il y a dix ans, que je deviendrais le type qui repère le modèle de poussette des autres parents dans la rue, j’aurais ri. Et pourtant, me voilà.
Ce comparatif des meilleures poussettes 2026, c’est celui que j’aurais aimé lire avant d’acheter ma première poussette. Pas une liste de fiches techniques recopiées sur les sites des fabricants. Un retour de terrain, avec les vrais poids, les vrais prix et les vrais compromis. Parce que la meilleure poussette n’existe pas. Il n’y a que celle qui colle à votre vie, à vos trajets, à votre coffre de voiture et, soyons honnêtes, à votre dos.
Comment j’en suis arrivé à tester (presque) toutes les poussettes du marché
Ma première poussette, c’était une Bugaboo Bee. Le choix classique du primo-parent qui veut bien faire. Belle ligne, maniable, assise haute qui évite de se casser le dos pour installer bébé. Sur le papier, tout était parfait. Dans la vraie vie, monter quatre étages sans ascenseur avec 9 kg de poussette et un bébé qui hurle, c’est une autre histoire. Au bout de huit mois, j’avais mal au dos et la poussette restait dans l’entrée un jour sur deux. Les jours où elle restait en bas, c’est le porte-bébé qui prenait le relais. On l’a revendue.
Ensuite est arrivée la Babyzen YOYO. La première version, celle qui a tout changé. Le jour où je l’ai dépliée dans le magasin, j’ai compris pourquoi tout le monde en parlait. Le pliage en un geste, le format cabine avion, les 6 kg à peine. Pour notre deuxième enfant, c’était la révélation. On la glissait dans le coffre sans réorganiser les courses, on la portait en bandoulière dans le métro, on la rangeait derrière la porte d’entrée sans qu’elle gêne le passage.
On a enchaîné avec la YOYO2, puis la YOYO3 quand Stokke a racheté Babyzen. Et quand notre quatrième est arrivé avec seulement 18 mois d’écart avec le troisième, on a ajouté la YOYO Connect pour transformer le tout en poussette double. Deux enfants, 44 cm de large, ça passe dans le bus et dans l’ascenseur de la pédiatre. Pas evident de trouver mieux.
Ce parcours m’a appris une chose : chaque famille, chaque configuration, chaque mode de vie demande une réponse différente. Et surtout, les arguments marketing ne racontént qu’une partie de l’histoire. Le pliage « une main » qui nécessite en realite deux gestes. Le poids « plume » qui ne compte pas la nacelle. Le « tout-terrain » qui cale sur le premier pavé parisien. Ce sont ces détails qui font la difference entre une poussette qui sort tous les jours et une qui prend la poussiere dans l’entrée.
Comment choisir la meilleure poussette en 2026
Avant de regarder les modèles, il y a cinq questions à se poser. Pas dans l’ordre qu’on trouve dans les guides marketing, mais dans l’ordre qui compte vraiment au quotidien.
Votre usage principal : ville, mixte ou voyage
Si vous vivez en ville avec transports en commun et trottoirs étroits, le poids et l’encombrement plie sont vos critères prioritaires. Une poussette de moins de 7 kg qui se plie compact changé littéralement votre quotidien. Quand on enchaîné métro, bus, escaliers et courses avec un bébé fatigue, chaque kilo compte. Si vous alternez entre ville et chemins de campagne ou de parc, il faut des roues plus grandes et des suspensions solides, ce qui implique un poids plus élevé, entre 10 et 13 kg en général. Et si vous voyagez souvent en avion, la compatibilité cabine IATA devient un critère décisif. On a fait une dizaine de vols avec la YOYO : ne pas la mettre en soute, c’est un stress en moins à chaque voyage. Si le sujet vous concerne, on détaille tout dans notre guide voyager avec une poussette en avion.
Naissance ou deuxième age
Certaines poussettes compactes sont utilisables dès la naissance grâce à une position allongee ou un pack nouveau-ne. D’autres nécessitent l’ajout d’une nacelle ou d’un cosy compatible. Ce point a un impact direct sur le budget : une poussette annoncée a 450 euros peut grimper à 700 euros une fois le pack naissance et les adaptateurs ajoutés. C’est l’erreur classique du premier achat, et je suis passe par la. Si vous préparez votre liste de naissance, pensez à inscrire la configuration complète, pas seulement le châssis.
Fratrie ou enfant unique
Si un deuxième enfant est prévu avec un écart d’âge réduit, mieux vaut anticiper. Certains modèles comme la Stokke YOYO3 proposent un accessoire (YOYO Connect) pour se transformer en poussette double. C’est un vrai avantage si vous ne voulez pas racheter un modèle entier. À l’inverse, si vous etes certains de n’avoir qu’un enfant, inutile de payer pour cette modularité.
Budget réaliste
Le marche de la poussette en France en 2026 s’étend de 250 euros pour une compacte entrée de gamme à plus de 1 200 euros pour un modèle haut de gamme tout-terrain. Le prix seul ne fait pas la qualite, et un modèle à 400 euros peut parfaitement convenir a une famille qui vit exclusivement en ville. L’important, c’est de ne pas confondre le prix de la poussette nue et le prix en configuration réelle. Les adaptateurs, la nacelle, le pack pluie : tout cela s’ajoute. Si vous cherchez avant tout un modèle léger à petit prix, notre comparatif poussettes compactes va droit au but.
Valeur à la revente
C’est le critère que personne ne mentionne, et pourtant il changé tout. Une YOYO se revend entre 200 et 350 euros en occasion selon son etat. Une Bugaboo Fox, entre 400 et 600 euros. Sur quatre enfants, j’ai amorti certaines poussettes presque entierement grace à la revente. Les marques qui gardent le mieux leur cote en 2026 : Stokke/Babyzen, Bugaboo et Cybex. Une poussette à 700 euros revendue 350 euros vous a coute 350 euros. Une poussette à 250 euros revendue 50 euros vous a coute 200 euros. L’écart réel est souvent plus faible qu’on ne le croit.
Top 10 des meilleures poussettes 2026 : comparatif complet
Voici les dix modèles qui se distinguent en France en 2026. Pour chacun, je vous donne le positionnement, les donnees techniques vérifiées, les points forts et les limites réelles. Pas de classement artificiel : le meilleur choix depend de votre situation.
1. Stokke YOYO3 : la référence compacte
C’est la poussette que je connais le mieux. Après la YOYO originale et la YOYO2, la version 3 apporte un panier enfin utilisable (10 kg de capacité contre 5 kg sur la YOYO2), des roues réfléchissantes et des suspensions améliorées avec le système Hytrel. Le châssis pèse 5,1 kg. En configuration 6+, comptez 6,2 kg. Avec le pack naissance 0+, environ 6,6 kg. Pliée, elle mesure 52 x 44 x 18 cm : c’est le format cabine le plus compact du marché.
Pour qui : parents urbains, voyageurs fréquents, familles en appartement sans ascenseur. Prix indicatif en France : entre 450 et 710 euros selon la configuration. Points forts : compacite inegalee, poids plume, valeur de revente excellente, compatibilité avec les anciens packs YOYO2. Points à surveiller : le pliage nécessite deux gestes (et non un seul comme le marketing le suggere), la capote reste courte et protege peu les jambes, le confort sur longs trajets est moyen pour les grands enfants. L’assise est uniquement face route, pas de mode face parent. Toutes les configurations sont détaillées sur le site officiel Stokke.
2. Stokke YOYO Connect : la double la plus compacte au monde
Ce n’est pas une poussette à part entiere mais un châssis supplémentaire qui se clipse à l’arrière de la YOYO3 (ou YOYO2) pour accueillir un deuxième enfant. Le châssis Connect pèse 5,1 kg. Plie, il s’accroche à l’arrière de la YOYO principale. Avec deux packs 6+, l’ensemble pèse environ 12,4 kg pour seulement 44 cm de large : ça passe toutes les portes et ça rentre dans un ascenseur standard.
Pour qui : parents de jumeaux ou d’enfants d’âge rapproche qui possedent déjà une YOYO. Prix indicatif : 360 euros (châssis seul, packs couleur en supplément). Points forts : la seule poussette double compatible cabine avion, largeur identique a une simple, système modulaire intelligent. Points à surveiller : la longueur totale est importante avec deux nacelles, les adaptateurs nacelle sont differents de ceux de la YOYO simple (cout supplémentaire), impossible de mettre deux cosys en même temps.
3. Bugaboo Butterfly 2 : la compacte qui a grandi
Lancee a l’été 2025, la Butterfly 2 corrige les défauts de la première version. Poids : 7,3 kg. Pliage une main en une seconde, et pour une fois c’est vrai. Roues avant plus grandes pour une meilleure stabilite, canopy avec fenetre peek-a-boo, et surtout : l’assise s’incline désormais à plat pour un usage dès la naissance. Le panier passe a 8 kg de capacité avec une poche supplémentaire à l’arrière de l’assise. Dimensions pliée : 55,5 x 44,8 x 24,5 cm. Materiaux biosources et aluminium recyclé, réduction de 37 % de l’empreinte carbone par rapport à la première Butterfly.
Pour qui : parents qui veulent un compromis entre compacite et confort au quotidien. Prix indicatif en France : 479 euros. Baby Nest (couffin souple) : 180 euros en supplément. Points forts : pliage véritablement une main et fluide, finitions Bugaboo impeccables, Red Dot Award Best of the Best 2025, canopy bien couvrant. Points à surveiller : 1 kg de plus que la YOYO3, assise uniquement face route, guidon non réglable en hauteur. Ce dernier point peut gêner les parents très grands (au-dessus d’1,85 m) ou très petits.
4. Bugaboo Fox 5 : le tout-terrain premium
La Fox 5 est le haut de gamme de Bugaboo. Poussette complète avec nacelle et assise, utilisable de la naissance à 22 kg. Poids avec assise : 12,2 kg. Avec nacelle : environ 13 kg. Les roues arrière de 30 cm avalent les pavés, le sable et les chemins forestiers. L’assise est réversible (face parent ou face route) et se trouve à 59 cm du sol, ce qui en fait presque une chaise haute d’appoint au restaurant. La nacelle est homologuée pour un usage en cododo, ce qui évite un achat supplémentaire les premières semaines.
Pour qui : familles mixtes ville/campagne, parents qui veulent un seul achat de la naissance à 4 ans. C’est la même logique que pour un siège auto évolutif : investir une fois, utiliser longtemps. Prix indicatif : entre 1 080 et 1 280 euros selon la configuration. Points forts : maniabilité exceptionnelle pour son gabarit, nacelle cododo, pliage une main, materiaux biosources. Points à surveiller : poids et encombrement significatifs, ne rentre pas dans tous les coffres (si vous roulez en voiture 7 places, pas de souci, sinon vérifiez avant d’acheter), budget élevé. C’est la poussette que j’aurais adoree avoir si on vivait en maison avec jardin. En appartement parisien au quatrième, c’est un autre calcul.
5. Cybex Coya : l’ultra-compacte design
La Coya est la réponse de Cybex a la YOYO. Poids : 6,6 kg. Pliée : 52 x 44 x 18 cm, exactement les mêmes dimensions que la YOYO3. Design très épuré, finitions Platinum. L’assise s’incline quasi à plat pour un usage dès la naissance. Compatible avec les coques Cybex Cloud via adaptateurs. La bandoulière est intégrée et rétractable, ce qui évite de la perdre (un problème classique avec la YOYO).
Pour qui : parents urbains sensibles au design, utilisateurs de sieges auto Cybex. Prix indicatif : entre 450 et 550 euros. Points forts : design remarquable, coussin confort amovible avec dossier mesh pour l’été, bandoulière rétractable. Points à surveiller : panier petit (5 kg seulement), certains retours signalent un pliage parfois capricieux les premières fois, poignee en simili-cuir qui peut s’user. À noter : Cybex annoncé une nouvelle génération Platinum pour avril 2026, ce qui pourrait faire baisser le prix de la version actuelle.
6. Cybex Priam 4 : le luxe sur quatre roues
La Priam est la poussette premium de Cybex. Solution 4-en-1 avec assise, nacelle luxe, nacelle légère et cosy. Poids : 13,1 kg. Assise réversible, harnais ajustable une main, pliage une main. Les grandes roues et la suspension intégrale en font une poussette stable sur tous les terrains. Personnalisable avec 4 couleurs de châssis et de nombreux packs sieges.
Pour qui : parents qui privilégient le confort et le design sans compromis. Prix indicatif : entre 900 et 1 200 euros selon la configuration. Points forts : personnalisation poussée, confort de conduite exceptionnel, compatibilité large avec l’écosystème Cybex (Aton, Cloud). Points à surveiller : poids élevé, pliage moins compact que les modèles urbains, budget conséquent. Comme la Coya, une nouvelle génération est annoncée pour avril 2026.
7. Nuna TRVL : la discrète efficace
Moins médiatisée que la YOYO ou la Butterfly, la Nuna TRVL est pourtant une excellente compacte. Poids : 6,2 kg, ce qui en fait l’une des plus légères du marché, a égalité avec la YOYO3. Pliage une main. Compatible cabine avion. L’assise s’incline sur plusieurs positions. L’avantage discret mais réel : elle est compatible avec les coques Nuna (Pipa) sans adaptateur supplémentaire, ce qui simplifie la vie en travel system et réduit le cout total.
Pour qui : parents a la recherche d’une compacte légère et bien finie, en dehors des sentiers battus. Prix indicatif : entre 450 et 550 euros. Points forts : légèreté, qualite de fabrication Nuna reconnue, compatibilité directe avec les coques de la marque, design sobre et élégant. Points à surveiller : disponibilite parfois limitee en France, réseau de revendeurs moins étendu que Bugaboo ou Stokke, panier modeste.
8. Joie Parcel : le meilleur rapport qualite-prix
La Joie Parcel est la preuve qu’on n’est pas oblige de dépasser 400 euros pour avoir une bonne compacte. Poids : environ 6,9 kg. Pliage compact compatible cabine. Assise inclinable. Conception très proche de la Nuna TRVL (les deux marques appartiennent au même groupe), avec des finitions un cran en dessous mais une mécanique solide et fiable. C’est la poussette que je recommandé aux parents qui me demandent un bon choix sans se ruiner.
Pour qui : parents avec un budget raisonnable qui ne veulent pas sacrifier la compacite. Prix indicatif : entre 250 et 350 euros. Points forts : prix contenu, poids correct, fiabilité du groupe Joie, compatible avec plusieurs coques via adaptateurs. Points à surveiller : finitions moins premium que la concurrence directe, choix de coloris limité, capote moins couvrante que sur les modèles haut de gamme.
9. Maxi-Cosi Leona2 : la polyvalente accessible
La Leona2 de Maxi-Cosi est une poussette compacte qui tient debout une fois pliée, ce qui est bien pratique quand on la range dans une entrée étroite. Poids : 8,5 kg. L’assise est réversible (face parent ou face route), ce que peu de compactes proposent à ce prix. Compatible avec la nacelle Oria et les coques Maxi-Cosi (Pebble 360, CabrioFix). Un bon compromis entre compacite et polyvalence pour les parents qui veulent pouvoir alterner les positions sans monter en gamme.
Pour qui : parents qui veulent une assise réversible sans atteindre les prix Bugaboo ou Cybex. Prix indicatif : entre 350 et 450 euros. Points forts : assise réversible, tenue debout pliée, compatibilité trio avec l’écosystème Maxi-Cosi, prix contenu. Points à surveiller : 8,5 kg la placent au-dessus des compactes légères, retours mitigés sur la robustesse des roues sur pavés, harnais parfois haut pour les petits bébés.
10. Chicco Bellagio : la surprise italienne
La Bellagio est arrivée plus discrètement que ses concurrentes, mais elle mérite qu’on s’y arrête. Poids : 9,7 kg. Son atout principal : le pliage automatique « One Touch », un clic et la poussette se replie seule. C’est le genre de détail qui impressionne quand on le voit en magasin. Assise réversible, dossier inclinable sur 4 positions, grandes roues avec amortisseurs et roulements à billes. Compatible en trio avec la nacelle Flexi et les sieges auto Chicco.
Pour qui : parents qui cherchent une poussette complète et maniable à prix raisonnable, avec un vrai système trio. Prix indicatif : environ 380 euros (poussette seule). Points forts : pliage One Touch bluffant, guidon réglable en hauteur (un vrai plus pour les couples de tailles différentes), design italien soigné, compatibilité trio abordable. Points à surveiller : 9,7 kg la sortent de la catégorie « compacte légère », pas de compatibilité cabine avion, encombrement plie plus important que les modèles ultracompacts.
Comparatif par catégorie : quelle est la meilleure poussette pour votre usage
| Catégorie | Modèle recommandé | Poids | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| Meilleure compacte | Stokke YOYO3 | 6,2 kg | 450 – 710 euros |
| Meilleure tout-terrain | Bugaboo Fox 5 | 12,2 kg | 1 080 – 1 280 euros |
| Meilleure poussette avion | Bugaboo Butterfly 2 | 7,3 kg | 479 euros |
| Meilleure poussette double | YOYO3 + Connect | 12,4 kg (ensemble) | 810 – 1 070 euros |
| Meilleur rapport qualite-prix | Joie Parcel | 6,9 kg | 250 – 350 euros |
| Meilleure trio accessible | Chicco Bellagio | 9,7 kg | 380 euros |
Ce tableau donne une vue d’ensemble, mais chaque situation est différente. Une famille qui vit en rez-de-chaussée à la campagne n’a pas les mêmes besoins qu’un couple parisien au cinquième sans ascenseur. L’essentiel est de partir de votre quotidien, pas de la fiche produit.
Ce que j’aurais aimé savoir avant d’acheter ma première poussette
Après quatre enfants et six poussettes, voici les leçons que j’ai apprises. Certaines à mes dépens.
Le marketing du poids est trompeur
Quand un fabricant annoncé « 6,2 kg », c’est souvent le poids du châssis avec l’assise 6+, sans le pack naissance, sans la nacelle, sans le cosy. En configuration naissance complète, ajoutez facilement 1 a 3 kg. La YOYO3 passe de 6,2 kg a environ 8 kg avec la nacelle. La Fox 5 de 12,2 kg a 13 kg. Demandez toujours le poids en configuration réelle d’utilisation, celle dans laquelle vous allez effectivement pousser votre bébé les trois premiers mois.
Le pliage « une main » est rarement une main
La plupart des poussettes qui se plient « une main » nécessitent en realite deux gestes ou un mouvement de poignet bien spécifique. La Bugaboo Butterfly 2 est l’une des rares où le pliage est véritablement fluide en un geste, et c’est d’ailleurs pour ca qu’elle a reçu un prix de design. La YOYO3 demande deux temps : incliner le guidon puis appuyer sur le bouton central. Ce n’est pas un defaut, mais c’est un détail qui compte quand vous avez un bébé dans l’autre bras et un sac sur l’epaule.
La hauteur de guidon changé tout
Si vous mesurez plus d’1,85 m ou moins d’1,60 m, vérifiez que le guidon est réglable en hauteur. Pousser une poussette trop basse pendant une heure provoque des douleurs dans le bas du dos. La Chicco Bellagio propose un guidon réglable. La Bugaboo Butterfly 2, non. La YOYO3, non plus. C’est un critère qu’on oublie systématiquement dans les comparatifs en ligne, et qui se paie au quotidien.
La revente finance la suivante
Sur Leboncoin ou Vinted, les poussettes premium gardent une cote élevée. C’est un argument à intégrer dans le calcul initial. J’ai finance une partie de chaque nouvelle poussette en revendant la précédente. Avec quatre enfants, ça représente une économie considérable sur dix ans. Les modèles qui se revendent le mieux : YOYO (toutes versions), Bugaboo Fox, Cybex Priam. Les compactes d’entrée de gamme perdent plus vite de leur valeur.
Les accessoires « indispensables » sont souvent inutiles
En dix ans, les seuls accessoires que j’ai réellement utilises sont : la protection pluie, l’ombrelle (une saison, puis on la perd), et le sac de transport pour l’avion. Le porte-gobelet, la tablette, l’organiseur de guidon : achetés, testés, abandonnés. Gardez votre budget pour ce qui compte vraiment, c’est-à-dire la poussette elle-même, éventuellement un bon adaptateur cosy, et un lit parapluie correct pour les nuits ailleurs.
Faut-il vraiment mettre 900 euros dans une poussette
La réponse honnête : ça dépend entierement de votre situation.
Si vous prévoyez plusieurs enfants, un modèle robuste et modulaire comme la YOYO3 ou la Fox 5 s’amortit sur plusieurs années et plusieurs bébés. Si c’est pour un seul enfant et un usage principalement urbain, une Joie Parcel ou une Maxi-Cosi Leona2 fera le travail sans exploser votre budget.
Ce qui ne vaut jamais la peine : acheter une poussette chère pour le prestige de la marque si elle ne correspond pas à votre usage réel. J’ai vu des parents avec une Bugaboo Fox 5 dans un studio au troisième etage sans ascenseur. La poussette ne sortait presque jamais parce qu’elle était trop lourde pour les escaliers. À l’inverse, j’ai vu des familles heureuses avec une Joie à 300 euros qui roulait tous les jours.
Le vrai calcul à faire, c’est celui du cout d’usage. Prenez le prix d’achat, soustrayez la valeur de revente estimée, et divisez par le nombre de mois d’utilisation. Vous obtiendrez le cout mensuel réel. Souvent, les résultats sont surprenants.
| Modèle | Prix neuf | Revente estimée | Cout réel sur 3 ans | Cout mensuel |
|---|---|---|---|---|
| Stokke YOYO3 (6+) | 450 euros | 250 euros | ~200 euros | ~5,50 euros |
| Bugaboo Fox 5 | 1 200 euros | 550 euros | ~650 euros | ~18 euros |
| Joie Parcel | 300 euros | 80 euros | ~220 euros | ~6 euros |
| Cybex Coya | 500 euros | 200 euros | ~300 euros | ~8,30 euros |
| Bugaboo Butterfly 2 | 479 euros | 220 euros | ~260 euros | ~7,20 euros |
Ces chiffres sont des estimations basées sur les tendances de revente observées debut 2026. La valeur réelle depend de l’etat, du coloris et de la demande locale. Mais l’ordre de grandeur est fiable : les poussettes premium coutent plus cher au mois, mais l’écart avec les modèles d’entrée de gamme est moins spectaculaire qu’on ne le pense.
Ce qu’il faut retenir
Choisir une poussette en 2026, c’est avant tout choisir un outil adapté à sa vie quotidienne. Pas a celle qu’on imagine, ni a celle que montrent les publicites.
Pour un usage urbain intensif, la Stokke YOYO3 reste la référence avec ses 6,2 kg et son format cabine inegale. Pour les voyageurs reguliers qui veulent un pliage plus fluide, la Bugaboo Butterfly 2 est une alternative solide à 479 euros. Pour les familles qui alternent ville et nature, la Bugaboo Fox 5 offre une polyvalence rare malgré son poids. Et pour les budgets plus serrés, la Joie Parcel prouve qu’on peut avoir une compacte fiable sans dépasser 350 euros.
Votre bébé n’a pas lu les comparatifs. Il se fichera de la marque inscrite sur le châssis. Ce qui compte, c’est que vous soyez à l’aise pour sortir, vous promener et profiter de ces premières années qui passent beaucoup trop vite. Et si vous vous trompez, ce n’est pas grave : une bonne poussette se revend bien, et la suivante sera la bonne.
Questions fréquentes sur les poussettes en 2026
Quelle est la meilleure poussette compacte pour l’avion en 2026 ?
Trois modèles se distinguent pour un usage en cabine avion : la Stokke YOYO3 (la plus compacte une fois pliée, 52 x 44 x 18 cm), la Bugaboo Butterfly 2 (le pliage le plus rapide en une seconde) et la Cybex Coya (la plus design avec bandoulière intégrée). Toutes respectent les dimensions IATA et pesent moins de 7,5 kg. Le choix depend de vos priorites entre compacite maximale, facilite de pliage et esthétique. Pensez a vérifier les conditions de votre compagnie aerienne avant le depart, car les politiques varient d’une compagnie a l’autre.
La Stokke YOYO3 vaut-elle vraiment son prix par rapport à la YOYO2 ?
Les améliorations de la YOYO3 par rapport à la YOYO2 sont réelles mais ciblees : panier plus grand (10 kg contre 5 kg), suspensions Hytrel améliorées, roues réfléchissantes et nouveau guidon. Si vous trouvez une YOYO2 d’occasion en bon etat, c’est un excellent choix. Si vous achetez neuf, la YOYO3 apporte un confort d’usage supérieur au quotidien, notamment grace au panier enfin utilisable. Les packs couleur sont compatibles entre les deux versions, ce qui facilite la transition.
Peut-on utiliser une poussette compacte dès la naissance ?
Plusieurs poussettes compactes proposent des solutions naissance : pack 0+ pliable (YOYO3), Baby Nest (Butterfly 2), inclinaison à plat (Cybex Coya). Ces options permettent un usage dès les premiers jours, mais le confort n’est pas celui d’une nacelle rigide classique. Pour les premières semaines, un cosy compatible en travel system est souvent la solution la plus pratique au quotidien. On détaille les critères spécifiques dans notre guide meilleure poussette naissance. Après 3 à 4 mois, la plupart des bébés sont parfaitement à l’aise dans l’assise inclinée.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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