Congé paternité 2026 : durée, droits et démarches

En 2026, le congé paternité reste de 25 jours calendaires (32 en cas de naissances multiples), auxquels s’ajoutent 3 jours de congé de naissance. La grande nouveauté : un congé supplémentaire de naissance de 1 à 2 mois, accessible dès le 1er juillet 2026, permet au père de prolonger sa présence auprès de son enfant.

En bref

1. Le congé paternité classique (28 jours au total) ne change pas en 2026. Les 4 premiers jours après la naissance sont obligatoires.

2. Un nouveau congé supplémentaire de naissance (1 ou 2 mois) entre en vigueur le 1er juillet 2026, indemnisé à 70 % puis 60 % du salaire net.

3. Pour en bénéficier, informez votre employeur au moins 1 mois avant la date souhaitée et transmettez les pièces justificatives à votre CPAM.

Temps de lecture : 8 min | Mis à jour : février 2026

L’arrivée d’un bébé bouleverse le quotidien, et les premiers jours comptent énormément pour le lien parent-enfant comme pour le soutien à la mère. Le congé paternité 2026 permet au père (ou au second parent) de s’absenter de son travail pour accueillir son nouveau-né. Cette année marque un tournant avec la création d’un congé supplémentaire de naissance qui s’ajoute aux droits existants. Voici tout ce que vous devez savoir : durée, indemnisation, démarches, et ce qui change concrètement.

Congé paternité 2026 : combien de jours ?

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant reste identique à celui mis en place depuis juillet 2021. Sa durée est de 25 jours calendaires pour une naissance simple, et de 32 jours calendaires en cas de naissances multiples (jumeaux, triplés). Ces jours calendaires incluent les week-ends et les jours fériés.

À ces 25 jours s’ajoutent 3 jours de congé de naissance, pris immédiatement après l’accouchement et financés par l’employeur. Au total, le père ou le second parent dispose donc de 28 jours (ou 35 en cas de naissances multiples).

Le congé se décompose en deux périodes distinctes. La première période, obligatoire, comprend les 3 jours de congé de naissance suivis de 4 jours calendaires de congé paternité, soit une semaine d’arrêt consécutive dès la naissance. La seconde période, de 21 jours calendaires (ou 28 en naissances multiples), est facultative et peut être fractionnée en deux blocs maximum. Elle doit être prise dans les 6 mois suivant la naissance.

Bon à savoir

Les 4 premiers jours de congé paternité (juste après les 3 jours de naissance) sont obligatoires depuis 2021. Votre employeur ne peut pas vous les refuser, et vous ne pouvez pas y renoncer. Cette semaine de présence obligatoire vise à protéger le lien précoce entre le parent et l’enfant.

La grande nouveauté : le congé supplémentaire de naissance

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée le 16 décembre 2025, crée un nouveau droit : le congé supplémentaire de naissance. Ce congé ne remplace pas le congé paternité, il s’y ajoute. Il est accessible à chaque parent individuellement, ce qui signifie que le père et la mère peuvent chacun en bénéficier, simultanément ou en alternance.

Ce congé supplémentaire sera effectif à partir du 1er juillet 2026, pour tous les parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026. Les parents d’enfants nés entre janvier et juin 2026 pourront en bénéficier dès juillet, avec un délai étendu jusqu’au 31 mars 2027 pour le prendre.

La durée est au choix du parent : 1 mois ou 2 mois. Il est possible de fractionner le congé en deux périodes d’un mois non consécutives. Pour en bénéficier, le père doit avoir préalablement pris son congé paternité classique de 25 jours. Le délai pour prendre ce congé supplémentaire est de 9 mois après la naissance.

Concrètement, en cumulant le congé de naissance (3 jours), le congé paternité (25 jours) et le congé supplémentaire (jusqu’à 2 mois), un père peut désormais être présent auprès de son enfant pendant environ 3 mois. C’est un changement majeur par rapport aux 11 jours qui existaient avant 2021.

Quelle indemnisation pendant le congé paternité ?

Pendant le congé paternité classique (25 jours), le père perçoit des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Le montant est calculé sur la base du salaire journalier, auquel on applique un taux forfaitaire de 21 %. En 2026, le montant des indemnités journalières est compris entre 11,12 euros et 104,02 euros par jour, en fonction du salaire. Le plafond mensuel de la Sécurité sociale est fixé à 4 005 euros en 2026.

Certaines conventions collectives prévoient un maintien total ou partiel du salaire par l’employeur. Renseignez-vous auprès de votre service RH ou de votre convention collective pour savoir si vous bénéficiez d’un complément employeur.

Les 3 jours de congé de naissance, eux, sont intégralement payés par l’employeur, comme des jours travaillés classiques.

Pour le nouveau congé supplémentaire de naissance, l’indemnisation est dégressive : 70 % du salaire net pour le premier mois, et 60 % du salaire net pour le second mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. C’est nettement plus avantageux que l’ancien congé parental (PreParE), qui était forfaitaire autour de 456 euros par mois.

Attention

Les décrets d’application du congé supplémentaire de naissance ne sont pas encore tous publiés à la date de mise à jour de cet article. Les modalités pratiques (formulaires, circuit de demande) peuvent évoluer. Consultez le site service-public.fr pour les informations les plus récentes.

Qui peut bénéficier du congé paternité ?

Le congé paternité et d’accueil de l’enfant est ouvert au père de l’enfant, quel que soit son statut familial (marié, pacsé, concubin), mais aussi au conjoint, concubin ou partenaire de PACS de la mère, même s’il n’est pas le père biologique. Il concerne les salariés du secteur privé en CDI, CDD ou intérim, sans condition d’ancienneté.

Le congé supplémentaire de naissance, quant à lui, est ouvert à l’ensemble des actifs : salariés, indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, agents contractuels de droit public et assurés des régimes spéciaux. C’est un droit individuel, ce qui signifie que chaque parent peut en bénéficier indépendamment de l’autre.

Quelles démarches pour prendre son congé paternité ?

Voici les étapes concrètes pour faire valoir vos droits. Préparer votre valise maternité en amont vous permettra aussi d’anticiper cette période sereinement.

Informer votre employeur

Prévenez votre employeur au moins 1 mois avant la date prévue du début de votre congé paternité, en précisant les dates de début et de fin. Pour le congé supplémentaire de naissance, le délai de prévenance est également d’1 mois, réduit à 15 jours si le congé supplémentaire suit immédiatement le congé paternité. Votre employeur ne peut pas refuser votre demande de congé paternité.

Transmettre les justificatifs à la CPAM

Pour percevoir vos indemnités journalières, vous devez fournir à votre caisse d’assurance maladie (CPAM) les pièces suivantes : une copie de l’acte de naissance de l’enfant (ou du livret de famille mis à jour), et le cas échéant, un justificatif de lien avec la mère (certificat de mariage, PACS, attestation sur l’honneur de vie commune). Pour les salariés, c’est généralement l’employeur qui transmet l’attestation de salaire à la CPAM.

Respecter les délais

La première période obligatoire (3 jours naissance + 4 jours paternité) débute immédiatement après la naissance. La seconde période (21 jours) doit être prise dans les 6 mois suivant la naissance. Le congé supplémentaire de naissance doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance (ou suivant le 1er juillet 2026 pour les naissances antérieures à cette date).

Ce que le congé paternité change dans votre vie professionnelle

Pendant le congé paternité et le congé supplémentaire de naissance, votre contrat de travail est suspendu, mais vous conservez vos droits. Votre employeur ne peut pas vous licencier pendant cette période, sauf en cas de faute grave. À votre retour, vous retrouvez votre poste ou un poste équivalent, avec une rémunération au moins identique.

La durée du congé paternité est assimilée à du temps de travail effectif pour le calcul de vos droits à l’ancienneté, aux congés payés et à la retraite. Conservez précieusement vos relevés d’indemnités journalières : ils serviront pour valider vos trimestres de retraite. La parentalité, en couple ou en tant que parent seul, s’accompagne de droits qu’il est important de connaître.

Ce qu’il faut retenir

Le congé paternité 2026 offre aux pères et seconds parents une vraie possibilité de présence prolongée auprès de leur nouveau-né. Les 28 jours du congé classique, complétés par les 1 à 2 mois du nouveau congé supplémentaire de naissance, permettent de rester jusqu’à 3 mois auprès de votre enfant. C’est un droit, pas une faveur : votre employeur ne peut pas le refuser. N’hésitez pas à anticiper vos démarches dès la grossesse pour profiter pleinement de cette période.

FAQ : congé paternité 2026

Le congé paternité est-il obligatoire en 2026 ?

Seuls les 4 premiers jours calendaires du congé paternité (qui suivent les 3 jours de congé de naissance) sont obligatoires. Les 21 jours restants sont facultatifs, tout comme le congé supplémentaire de naissance. Vous êtes libre de prendre tout ou partie de vos droits, selon vos souhaits et votre situation familiale.

Congé paternité ou congé supplémentaire de naissance : quelle différence ?

Le congé paternité (25 jours) existe depuis 2021 et est indemnisé via les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Le congé supplémentaire de naissance (1 à 2 mois) est un nouveau droit créé en 2026, indemnisé de manière dégressive (70 % puis 60 % du salaire net). Les deux se cumulent : vous devez prendre votre congé paternité en premier, puis vous pouvez enchaîner avec le congé supplémentaire.

Mon employeur peut-il refuser mon congé paternité ?

Non. Le congé paternité est un droit du salarié, l’employeur ne peut ni le refuser ni le reporter. La seule obligation est de respecter le délai de prévenance d’un mois. Si vous rencontrez un refus, vous pouvez saisir l’inspection du travail ou le conseil de prud’hommes.

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