- L’examen clinique se répète à chaque consultation systématique du bébé.
- Les manœuvres de Barlow et d’Ortolani recherchent un ressaut de la hanche.
- Présentation en siège, antécédents familiaux et sexe féminin sont des facteurs de risque.
Temps de lecture : 4 min · Mis à jour : 29 juin 2026
Lors des premières visites de mes enfants, le médecin écartait doucement leurs cuisses, faisait pivoter leurs hanches, l’air de rien. Ce geste discret, répété à chaque consultation, n’a rien d’anodin : il dépiste la dysplasie de la hanche, aussi appelée luxation congénitale de hanche. Détectée tôt, cette anomalie se corrige le plus souvent simplement. Repérée tard, elle peut imposer un traitement plus lourd. C’est pourquoi l’examen est obligatoire et recommencé jusqu’à ce que l’enfant marche. Comprendre ce que cherche le praticien, et connaître les facteurs de risque à lui signaler, permet aux parents de jouer pleinement leur rôle dans ce dépistage précoce.
Qu’est-ce que la dysplasie de la hanche
La dysplasie de la hanche, ou luxation congénitale de hanche, correspond à une articulation de la hanche mal positionnée ou instable à la naissance. La tête du fémur n’est alors pas parfaitement maintenue dans la cavité du bassin. Cette instabilité peut être présente dès la naissance ou se révéler dans les premières semaines. Non détectée, elle peut entraîner une boiterie, une gêne, voire des complications à plus long terme. Détectée précocement, en revanche, elle se prend en charge efficacement, souvent sans chirurgie. C’est tout l’enjeu du dépistage systématique : repérer le problème avant que l’enfant ne commence à se tenir debout et à marcher.
Comment se déroule le dépistage de la dysplasie de la hanche
Le dépistage de la dysplasie de la hanche est avant tout clinique. À chaque examen systématique du nouveau-né puis du nourrisson, le médecin manipule délicatement les hanches du bébé. Il pratique les manœuvres de Barlow et d’Ortolani, qui consistent à mobiliser la hanche pour détecter un ressaut, signe d’instabilité. Cet examen est obligatoire et répété jusqu’à l’acquisition de la marche, car une hanche normale à la naissance peut se révéler instable un peu plus tard. Le diagnostic doit être posé le plus tôt possible, idéalement avant la fin du premier mois, sinon avant trois mois. Plus le repérage est précoce, plus le traitement reste simple et efficace.
Les facteurs de risque à signaler
Certains éléments augmentent le risque de luxation congénitale et doivent être signalés au médecin. La présentation en siège pendant la grossesse arrive en tête, car elle sollicite particulièrement les hanches du bébé. Les antécédents familiaux constituent un autre facteur : si un parent ou un aîné a été concerné, le risque est plus élevé. Enfin, le sexe féminin est statistiquement plus exposé. Lorsqu’un ou plusieurs de ces facteurs sont présents, la surveillance est renforcée et une échographie de hanche peut être proposée même sans anomalie à l’examen clinique. D’abord l’information, ensuite le suivi : prévenir le médecin de ces antécédents permet d’adapter le dépistage à chaque enfant.
Échographie ou radiographie : quel examen et quand
Lorsque l’examen clinique est anormal ou que des facteurs de risque existent, des examens d’imagerie complètent le dépistage. Avant quatre mois, c’est l’échographie de hanche qui est privilégiée, car les structures du bébé sont encore largement cartilagineuses et peu visibles à la radiographie. Cet examen est indolore et réalisé rapidement. Après quatre mois, en revanche, la radiographie devient utile, l’ossification permettant alors de mieux visualiser l’articulation. Le choix de l’examen dépend donc de l’âge de l’enfant et du contexte. Dans tous les cas, l’imagerie n’intervient qu’en appui de l’examen clinique, qui reste la première étape du dépistage de la dysplasie de la hanche.
| Étape | Quand | Objectif |
|---|---|---|
| Examen clinique | Chaque visite, jusqu’à la marche | Détecter un ressaut ou une abduction limitée |
| Diagnostic précoce | Idéalement avant 1 mois, sinon avant 3 mois | Prendre en charge tôt et simplement |
| Échographie | Avant 4 mois si anomalie ou risque | Confirmer l’instabilité |
| Radiographie | Après 4 mois | Visualiser l’articulation ossifiée |
Ce qu’il faut retenir
- Le dépistage de la dysplasie de la hanche est clinique, obligatoire et répété jusqu’à la marche.
- Le diagnostic doit être posé idéalement avant la fin du 1er mois.
- Siège, antécédents familiaux et sexe féminin sont des facteurs de risque à signaler.
- L’échographie est privilégiée avant 4 mois, la radiographie après.
FAQ
À quel âge dépiste-t-on la dysplasie de la hanche ?
Le dépistage commence dès la naissance et se répète à chaque examen systématique du nourrisson, jusqu’à ce que l’enfant marche. Le diagnostic doit être posé le plus tôt possible, idéalement avant la fin du premier mois, sinon avant trois mois, pour permettre une prise en charge simple et efficace.
Quels sont les signes qui doivent alerter ?
Le médecin recherche un ressaut lors des manœuvres de Barlow et d’Ortolani, signe d’instabilité. Une limitation de l’abduction, c’est-à-dire une difficulté à écarter la cuisse sur le côté, est un signe d’alerte fiable, surtout après les premiers mois. Ces signes justifient un examen d’imagerie complémentaire.
Faut-il une échographie systématique ?
L’échographie n’est pas systématique pour tous les bébés. Elle est réalisée rapidement en cas d’examen clinique anormal ou de facteurs de risque comme une présentation en siège ou des antécédents familiaux. Avant quatre mois, elle est privilégiée à la radiographie, qui devient utile au-delà de cet âge.
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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