- Le congé pour décès est de 12 à 14 jours ouvrables selon la situation.
- Le congé de deuil ajoute 8 jours pour un enfant de moins de 25 ans.
- Le contrat de travail ne peut être rompu pendant les 13 semaines qui suivent.
Temps de lecture : 4 min · Mis à jour : 29 juin 2026
Perdre un enfant est l’une des épreuves les plus lourdes qu’un parent puisse traverser. Dans ces moments, les questions matérielles passent au second plan, mais elles finissent par se poser : combien de temps peut-on s’absenter, et l’emploi est-il garanti ? Le droit du travail prévoit un congé de deuil spécifique, distinct du congé pour décès, ainsi qu’une protection de l’emploi. Ces dispositions ne réparent rien, mais elles offrent un cadre clair et un temps protégé. Connaître ces droits, sans avoir à les chercher dans l’urgence, peut aider les familles concernées et leur entourage. Voici, de façon factuelle, ce que la loi accorde aux parents salariés.
Le congé pour décès, premier socle
En cas de décès d’un enfant, le salarié bénéficie d’abord d’un congé pour décès. Sa durée est de 12 à 14 jours ouvrables, selon l’âge de l’enfant et la situation de la famille. Ce congé est de droit : l’employeur ne peut le refuser. Il s’agit d’une absence rémunérée, qui n’entame ni les congés payés ni les jours de récupération. Le salarié n’a pas à se justifier au-delà de la production de l’acte de décès. Ce premier socle vise à permettre aux parents de faire face aux démarches immédiates et aux obsèques, sans avoir à se préoccuper de leur poste dans les jours qui suivent la perte.
Le congé de deuil spécifique de 8 jours
Au congé pour décès s’ajoute un congé de deuil de 8 jours, prévu lorsque l’enfant, ou la personne à charge, avait moins de 25 ans. Ces 8 jours sont également rémunérés. Leur particularité tient à leur souplesse : le congé peut être fractionné, au maximum en deux périodes d’au moins un jour chacune. Cette possibilité permet de prendre une première partie au moment du décès, puis le reste plus tard, lorsque le besoin s’en fait sentir. Le congé doit toutefois être pris dans un délai d’un an à compter du décès. Cette latitude reconnaît que le deuil ne suit pas un calendrier figé et que les semaines suivant la perte ne se ressemblent pas.
La protection de l’emploi pendant le deuil
Au-delà des jours d’absence, la loi protège l’emploi des parents endeuillés. L’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail pendant les 13 semaines qui suivent le décès d’un enfant de moins de 25 ans. Cette protection vise à éviter qu’un licenciement vienne s’ajouter à l’épreuve, durant une période où la reprise d’activité reste difficile. Le salarié conserve ainsi son poste et la sécurité de son revenu pendant ces trois mois. Cette garantie complète le congé de deuil en inscrivant la protection dans la durée, bien au-delà des seuls jours d’absence accordés. C’est une disposition que peu de parents connaissent avant d’y être malheureusement confrontés.
Quelles démarches auprès de l’employeur
Les démarches restent volontairement allégées. Le salarié informe son employeur du décès et transmet l’acte de décès de l’enfant, qui ouvre les droits au congé pour décès comme au congé de deuil. Pour le fractionnement des 8 jours, il est préférable de prévenir l’employeur des dates envisagées, afin d’organiser l’absence. La rémunération est maintenue durant ces congés, et l’Assurance maladie peut intervenir dans la prise en charge selon les modalités applicables. En cas de doute sur ses droits, le salarié peut se rapprocher des ressources humaines ou des services d’information officiels. L’essentiel est de savoir que ces dispositifs existent et qu’ils s’appliquent sans condition d’ancienneté particulière.
| Droit | Durée | Condition |
|---|---|---|
| Congé pour décès | 12 à 14 jours ouvrables | Selon l’âge de l’enfant et la situation |
| Congé de deuil | 8 jours, fractionnables en 2 périodes | Enfant de moins de 25 ans, dans l’année |
| Protection de l’emploi | 13 semaines | Pas de rupture du contrat possible |
Ce qu’il faut retenir
- Le congé de deuil de 8 jours s’ajoute au congé pour décès de 12 à 14 jours.
- Il concerne le décès d’un enfant de moins de 25 ans et est rémunéré.
- Il peut être fractionné en deux périodes et pris dans un délai d’un an.
- L’emploi est protégé contre toute rupture pendant 13 semaines.
FAQ
Quelle est la durée du congé de deuil ?
Le congé de deuil est de 8 jours, accordé lorsque l’enfant ou la personne à charge avait moins de 25 ans. Il s’ajoute au congé pour décès de 12 à 14 jours ouvrables. Ces jours sont rémunérés et peuvent être fractionnés en deux périodes d’au moins un jour chacune.
Peut-on prendre ce congé plus tard ?
Oui. Le congé de deuil peut être fractionné en deux périodes et doit être pris dans un délai d’un an à compter du décès. Cette souplesse permet de poser une partie au moment de la perte, puis le reste ultérieurement, selon les besoins de la famille.
L’employeur peut-il licencier pendant cette période ?
Non. L’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail pendant les 13 semaines qui suivent le décès d’un enfant de moins de 25 ans. Le salarié conserve son poste et son revenu durant cette période, ce qui complète la protection offerte par le congé de deuil.
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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