Cyberharcèlement l’été : le numéro à connaître quand l’école s’arrête mais pas les réseaux

Réponse directe : face au cyberharcèlement, le 3018 est le numéro national à connaître. Gratuit, confidentiel et anonyme, il est géré par l’association e-Enfance. Une application 3018 permet aussi de signaler des contenus et d’en demander le retrait.
En bref
  1. Le 3018 est le numéro contre les violences numériques : gratuit, confidentiel et anonyme.
  2. L’été, l’arrêt de l’école ne stoppe pas le harcèlement, car les réseaux prolongent l’exposition.
  3. Bons réflexes : dialoguer sans dramatiser, conserver les preuves, signaler et bloquer.

Temps de lecture : 5 min · Mis à jour : 24 juin 2026

L’été, on imagine les enfants au grand air, loin des tensions de la classe. Pourtant, le cyberharcèlement ne prend pas de vacances. Les réseaux sociaux suivent partout, parfois jusque tard dans la nuit. Quand l’école s’arrête, le téléphone, lui, reste allumé. Un numéro existe pour ne pas rester seul face à ça : le 3018, géré par l’association e-Enfance. Papa de quatre enfants, j’ai appris à le garder en tête comme un réflexe. Voici comment repérer les signes, réagir sans paniquer et savoir vers qui se tourner pendant ces semaines où l’écran prend toute la place.

Le 3018, le numéro à connaître contre le cyberharcèlement

Le 3018 est le numéro national contre les violences numériques et le harcèlement en ligne. Il est gratuit, confidentiel et anonyme. Géré par l’association e-Enfance, il met les jeunes et les parents en lien avec des professionnels formés à l’écoute.

Au-delà du téléphone, une application 3018 complète le dispositif. Elle permet de signaler des contenus problématiques et d’en demander le retrait auprès des plateformes. Ainsi, une capture d’écran ou un message blessant peut être traité plus vite, sans laisser l’enfant seul devant l’écran.

Bon à savoir. Le 3018 s’adresse autant aux enfants qu’aux parents démunis. On peut appeler pour soi, pour son ado, ou simplement pour comprendre la marche à suivre. L’écoute est assurée par des professionnels, et le secret est respecté.

Pourquoi l’été relance le cyberharcèlement

L’arrêt des cours ne coupe pas toujours le harcèlement. Or les réseaux sociaux prolongent l’exposition, parfois 24 heures sur 24. Un groupe de messagerie, une story, un commentaire : tout continue de tourner, même loin de la cour de récréation.

Pire, l’isolement des vacances peut renforcer le sentiment d’enfermement. Sans les copains du quotidien pour faire diversion, l’enfant se retrouve face à son téléphone. Lorsque les attaques se concentrent là, le répit espéré ne vient pas. D’où l’importance de rester attentif, même en juillet.

Les signes d’alerte chez l’enfant

Un enfant harcelé en ligne le dit rarement. Ce sont donc les comportements qui parlent. Certains changements doivent attirer l’attention, surtout s’ils s’installent autour de l’usage de l’écran.

Signe observé Ce que cela peut traduire
Repli sur soi, isolement soudainMal-être qu’il n’arrive pas à exprimer
Anxiété avant ou après l’écranAppréhension liée à ce qu’il y reçoit
Troubles du sommeilTension nerveuse persistante
Baisse de l’estime de soiEffet des attaques répétées en ligne

Les bons réflexes face au cyberharcèlement

Le premier réflexe consiste à dialoguer, sans dramatiser ni culpabiliser l’enfant. Lui faire honte le pousserait au silence. Ensuite, on conserve les preuves : captures d’écran, messages, profils des comptes en cause. Ce sont elles qui appuieront un signalement.

Puis on signale les contenus aux plateformes et on bloque l’agresseur. Surtout, on ne répond pas à ses messages, car la réaction nourrit souvent le harcèlement. À l’école, le programme pHARe encadre la lutte contre le harcèlement. Et pour une situation d’enfance en danger, le 119 reste joignable.

Attention. Ne demandez pas à votre enfant de répondre lui-même à son agresseur ni de « régler ça » seul. Confisquer brutalement le téléphone peut aussi le couper de ses appuis. Mieux vaut agir avec lui, en gardant le lien ouvert.

Ce qu’il faut retenir

  • Le 3018 est le numéro de référence contre le cyberharcèlement : gratuit, confidentiel et anonyme.
  • L’été, les réseaux prolongent l’exposition, parfois en continu, malgré l’arrêt de l’école.
  • Repli, anxiété, troubles du sommeil : ces signes doivent alerter les parents.
  • On dialogue, on garde les preuves, on signale et on bloque, sans répondre à l’agresseur.

FAQ

À qui s’adresse le 3018 en cas de cyberharcèlement ?

Le 3018 s’adresse aux enfants, aux adolescents et aux parents confrontés aux violences numériques. Gratuit, confidentiel et anonyme, il est géré par l’association e-Enfance. Des professionnels écoutent, conseillent et orientent. Une application 3018 permet aussi de signaler des contenus et d’en demander le retrait.

Comment réagir si mon enfant est harcelé en ligne ?

D’abord, dialoguez sans dramatiser ni culpabiliser. Conservez les preuves grâce à des captures d’écran. Puis signalez les contenus aux plateformes et bloquez l’agresseur, sans répondre à ses messages. En parallèle, le 3018 vous accompagne, et le 119 traite les situations d’enfance en danger.

Le harcèlement peut-il continuer pendant les vacances ?

Oui. L’arrêt de l’école ne stoppe pas toujours le harcèlement, car les réseaux sociaux prolongent l’exposition, parfois en continu. L’isolement de l’été peut même accentuer le mal-être. Rester attentif aux signes et garder le 3018 sous la main reste utile tout l’été.

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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

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