Réponse directe : le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS) aborde sa deuxième rentrée en septembre 2026. Trois séances par an sont prévues à chaque niveau, de la maternelle au lycée : émotions et respect chez les petits, puberté et relations au collège, consentement et prévention au lycée. Aucun contenu de sexualité explicite avant le collège.
En bref
1. Le programme officiel est défini par arrêté et une circulaire de février 2025.
2. En primaire, on parle émotions, amitié, intimité et protection contre les violences.
3. Les séances sont obligatoires : une dispense parentale n’est pas prévue par les textes.
Temps de lecture : 4 min · Mis à jour : 3 août 2026
L’éducation vie affective à l’école a fait couler beaucoup d’encre avant sa première rentrée, en septembre 2025. Un an plus tard, le programme EVARS entame sa deuxième année dans un climat apaisé, mais les questions des parents restent les mêmes : que va-t-on dire exactement à mon enfant de 6 ans, de 11 ans, de 16 ans ? Qui anime ces séances ? Puis-je m’y opposer ? Plutôt que les rumeurs qui circulent sur les réseaux, voici ce que contiennent réellement les textes officiels, niveau par niveau, et ce que l’expérience de la première année a montré.
Éducation vie affective : ce que disent vraiment les textes
Le cadre repose sur une obligation ancienne, la loi de 2001 qui prévoyait déjà trois séances annuelles d’éducation à la sexualité, très inégalement appliquée : moins de 15 % des élèves en bénéficiaient réellement. Le programme publié début 2025 change la donne : il fixe des contenus précis et progressifs pour chaque cycle, de la maternelle au lycée, accompagnés d’une circulaire d’application. En primaire, l’acronyme se limite d’ailleurs à EVAR : vie affective et relationnelle, sans éducation à la sexualité.
Concrètement, qu’apprend un enfant selon son âge ?
En maternelle et en élémentaire, les séances portent sur les émotions, l’amitié, le respect de son corps et de celui des autres, la notion d’intimité et le droit de dire non à un adulte. C’est aussi un outil assumé de prévention des violences sexuelles, qui touchent d’abord des enfants. Au collège, s’ajoutent la puberté, les relations amoureuses, les stéréotypes et l’impact des réseaux sociaux. Au lycée, le consentement, la contraception, la prévention des infections et les violences dans le couple complètent le parcours.
Bon à savoir : les séances sont animées par des personnels formés de l’établissement, parfois avec des associations agréées par l’Éducation nationale. Les supports utilisés relèvent du programme officiel, consultable librement sur education.gouv.fr.
Peut-on retirer son enfant de ces séances ?
Non : le programme fait partie des enseignements obligatoires, au même titre que les autres, et les textes ne prévoient pas de clause de dispense parentale. Une absence ciblée les jours de séance expose aux règles habituelles de l’assiduité scolaire. En revanche, rien ne vous empêche de demander à l’établissement le calendrier et le contenu prévus, lors de la réunion de rentrée par exemple. La transparence est d’ailleurs encouragée par la circulaire, précisément pour désamorcer les inquiétudes.
Le rôle des parents reste central, et les textes le disent
Trois séances par an ne remplaceront jamais les conversations à la maison, et le programme ne le prétend pas : il se présente comme complémentaire de l’éducation familiale. Concrètement, ces séances offrent surtout une occasion d’ouvrir le dialogue : demandez à votre enfant ce qui a été abordé, ce qu’il en a pensé, ce qui l’a étonné. Chez nous, ces conversations d’après-école ont souvent plus de valeur que la séance elle-même : l’école pose un vocabulaire commun, la famille y met ses valeurs.
Attention : des contenus alarmistes circulent sur les réseaux sociaux en prêtant au programme des éléments qui n’y figurent pas. Le texte de référence est public : en cas de doute, vérifiez à la source plutôt que sur une capture d’écran.
Ce qu’il faut retenir
• L’éducation vie affective (EVARS) entame sa deuxième rentrée avec trois séances par an et par niveau.
• En primaire : émotions, respect, intimité, protection ; pas d’éducation à la sexualité.
• Les séances sont obligatoires, sans dispense parentale prévue.
• Les contenus officiels sont publics et consultables par les familles.
FAQ
L’éducation vie affective parle-t-elle de sexualité aux petits ?
Non. En maternelle et en élémentaire, le programme se limite à la vie affective et relationnelle : émotions, amitié, respect du corps, intimité et droit de dire non. L’éducation à la sexualité proprement dite commence au collège.
Les trois séances EVARS ont-elles vraiment lieu partout ?
La montée en charge est progressive : la première année a reposé sur les personnels volontaires formés, et l’application reste inégale selon les établissements. Le calendrier des séances peut être demandé à l’école ou au collège.
Qui contacter en cas de désaccord avec une séance ?
Le premier interlocuteur est l’enseignant ou le chef d’établissement, qui peut présenter les supports utilisés. Les représentants de parents d’élèves relaient aussi les questions en conseil d’école ou d’administration.
Sources
Ministère de l’Éducation nationale : programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité
Eduscol : ressources d’accompagnement EVARS
Légifrance : circulaire du 4 février 2025 et arrêté de programme
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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