Réponse directe : L’Anses estime que la majorité des enfants consomment trop de sucres. Pour le goûter des enfants, l’agence recommande de limiter en priorité les boissons sucrées et les pâtisseries, biscuits et gâteaux.
En bref
- 75 % des 4-7 ans dépassent les seuils de sucre recommandés.
- Boissons sucrées et gâteaux sont les deux leviers prioritaires.
- Fruits, produits laitiers nature et eau sont les alternatives conseillées.
Temps de lecture : 5 min · Mis à jour : 9 juin 2026
Le goûter des enfants est un moment sacré, attendu à la sortie de l’école comme une récompense. Pourtant, l’Anses, l’agence de sécurité sanitaire, alerte depuis plusieurs années sur sa composition souvent trop sucrée. Selon ses travaux, une large majorité des plus jeunes dépassent les apports en sucres conseillés, et le goûter y contribue largement. Repenser le goûter des enfants ne veut pas dire le supprimer ni le rendre triste. Il s’agit plutôt de rééquilibrer, en ciblant d’abord les produits qui apportent le plus de sucres ajoutés.
Pourquoi le goûter des enfants est-il pointé du doigt ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après les enquêtes de consommation, environ 75 % des enfants de 4 à 7 ans, 60 % des 8-12 ans et 25 % des adolescents dépassent les seuils de sucre recommandés. Or, le goûter concentre une bonne partie de ces apports, car il rime souvent avec biscuits, viennoiseries et boissons sucrées.
L’Anses met l’accent sur deux leviers prioritaires : les boissons sucrées, sodas comme jus, et la famille des pâtisseries, biscuits et gâteaux. Ce sont eux qui pèsent le plus lourd dans la balance. À l’inverse, l’agence ne diabolise aucun aliment isolé, elle invite simplement à modérer leur fréquence.
Bon à savoir. Un goûter sucré occasionnel n’a rien de dramatique. C’est la répétition quotidienne qui finit par poser problème sur le plan de la santé.
Compotes et céréales : des sucres cachés
Certains produits réputés sains méritent un second regard. Les compotes en gourde, par exemple, séduisent par leur côté pratique, mais beaucoup contiennent des sucres ajoutés. De même, plusieurs céréales du petit-déjeuner et certains produits laitiers aromatisés en sont vecteurs, sans que cela saute aux yeux.
Lire les étiquettes devient alors un réflexe utile. Concrètement, comparez la teneur en sucres pour 100 grammes et privilégiez les versions nature, que l’on peut agrémenter soi-même. Une compote sans sucres ajoutés ou un yaourt nature avec un fruit frais valent mieux qu’un produit déjà très sucré.
Attention. Méfiez-vous des mentions marketing comme « riche en fruits » ou « source de calcium » : elles n’indiquent rien sur la quantité de sucre réellement présente.
Des alternatives simples pour le goûter des enfants
Bonne nouvelle, alléger le goûter des enfants ne demande pas de cuisiner des heures. L’Anses suggère de remplacer les produits très sucrés par des aliments plus simples : un fruit frais de saison, un produit laitier nature, une poignée de fruits à coque pour les plus grands, et de l’eau comme boisson de référence.
Le pain reste également une valeur sûre, par exemple avec un carré de chocolat ou un peu de fromage. Enfin, impliquer l’enfant aide beaucoup : lorsqu’il choisit son fruit ou compose lui-même son goûter, il l’accepte plus volontiers, et l’habitude s’installe sans bras de fer.
Goûter des enfants : un exemple de semaine équilibrée
Pour passer de la théorie à la pratique, rien ne vaut un exemple. Le lundi, un fruit frais et un morceau de pain. Le mardi, un yaourt nature avec quelques fruits rouges. Ainsi, on varie les plaisirs sans empiler les sucres ajoutés au fil de la semaine.
Le mercredi, pourquoi ne pas proposer du pain avec un carré de chocolat, puis le jeudi une poignée d’amandes pour les plus grands ? Enfin, gardez le gâteau ou la viennoiserie pour le week-end. De cette manière, le goûter des enfants reste gourmand, tout en respectant les repères de l’Anses.
Ce qu’il faut retenir
- Le goûter des enfants est souvent trop sucré, selon l’Anses.
- Boissons sucrées et gâteaux sont les deux priorités à limiter.
- Compotes et céréales peuvent cacher beaucoup de sucres ajoutés.
- Fruits, laitages nature, fruits à coque et eau sont les alternatives clés.
Questions fréquentes
Faut-il supprimer le goûter des enfants ?
Non. Le goûter reste utile, notamment chez les plus jeunes qui ont de petits estomacs. L’enjeu n’est pas de le supprimer mais d’en réduire la charge en sucres, en ciblant d’abord boissons sucrées et gâteaux.
Les compotes en gourde sont-elles déconseillées ?
Pratiques, elles peuvent contenir des sucres ajoutés et habituent au goût très sucré. Privilégiez les versions sans sucres ajoutés et alternez avec un fruit frais à croquer, qui apporte en plus des fibres et de la mastication.
Quelle boisson proposer au goûter ?
L’eau reste la boisson de référence. Les sodas et jus de fruits, même 100 % pur jus, concentrent beaucoup de sucres. Réservez-les aux occasions plutôt que d’en faire un automatisme quotidien.
Mon enfant réclame du sucré, que faire ?
Inutile d’interdire de façon rigide. Proposez des alternatives gourmandes mais moins sucrées, impliquez-le dans le choix et gardez les produits très sucrés pour des moments ponctuels. La régularité compte plus que l’écart occasionnel.
Sources
Sources
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Olivier, fondateur d’avis-parents.com, journaliste de formation et papa de 4 enfants.

Journaliste de formation et père de quatre enfants, j’ai appris la parentalité comme beaucoup d’autres : en faisant, en me trompant parfois, et en ajustant au fil du quotidien.
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